Musée de la préfecture de police
4 rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, 75005 Paris
On passe le portique d’un commissariat en activité, on monte trois étages, et l’on plonge dans trois siècles de crime et de maintien de l’ordre. Le musée de la préfecture de police, né en 1909 des collections rassemblées pour l’Exposition de 1900, expose ordres d’écrou de la Bastille, dossiers de l’affaire Landru, couperet de guillotine, uniformes, machines infernales et fiches anthropométriques de Bertillon, l’inventeur de la police scientifique, dont Paris fut le laboratoire.
Où se trouve le musée de la préfecture de police ? Repères sur le plan de Paris
4 rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, 5e, au 3e étage de l’hôtel de police, métro Maubert-Mutualité (10). Le Panthéon est à cinq minutes en montant. Épingle sur notre carte de Paris.
Une histoire : de la Lieutenance au quai des Orfèvres
Créée en 1667 avec La Reynie, premier lieutenant général, la police parisienne a tout archivé : lettres de cachet, complots, attentats, grandes affaires, Ravaillac, la bande à Bonnot, Petiot. Le parcours suit cette chronologie du Grand Siècle aux « brigades du Tigre », avec un faible assumé pour la Belle Époque criminelle et les débuts de l’identification scientifique.
Que voir ?
- Les pièces des grandes affaires : Landru, bande à Bonnot, docteur Petiot.
- Le bureau reconstitué d’Alphonse Bertillon et ses portraits anthropométriques.
- Armes saisies, machines infernales et couperet de guillotine.
- Uniformes et mémoire des gardiens de la paix, de Vidocq aux motards.
Modalités et infos pratiques
- Adresse : 4 rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, 75005 Paris.
- Jours et horaires indicatifs : en semaine et certains samedis, entrée libre (pièce d’identité demandée), prefecturedepolice.interieur.gouv.fr.
- Durée conseillée : 1 h.
Nos conseils
Amateur de romans noirs, c’est votre pèlerinage : Simenon et Léo Malet semblent hanter les vitrines. L’entrée par le commissariat fait partie du charme, restez discret, les collègues travaillent. Enchaînez avec la montagne Sainte-Geneviève et le Panthéon, ou redescendez vers Cluny.
Oui, gratuitement, aux heures ouvrables (et certains samedis) : il suffit de présenter une pièce d’identité à l’accueil du commissariat, le musée occupant le 3e étage d’un hôtel de police en service.
Le musée conserve un couperet et des éléments authentiques liés aux exécutions capitales, ainsi que les dossiers des grandes affaires criminelles, présentés avec la distance de l’histoire.
Le chef du service de l’Identité judiciaire de la préfecture, inventeur en 1882 de l’anthropométrie judiciaire, première méthode scientifique d’identification, ancêtre de la police technique moderne.