Des calumets de la paix aux vapoteuses, l’humanité n’a jamais cessé de faire des ronds de fumée. Le musée du Fumeur, fondé en 2001 rue Pache par deux éditeurs passionnés d’ethnobotanique, documente cette histoire sans militantisme : pipes en terre de Gambier, pipes à opium, narguilés ottomans, tabatières, herbiers de plantes fumées et estampes, un cabinet de curiosités minuscule et dense, à l’image du 11e artisan.
Où se trouve le musée du Fumeur ? Repères sur le plan de Paris
7 rue Pache, 11e, à deux pas de la place Voltaire, métro Voltaire (9). L’Atelier des Lumières est à huit minutes. Épingle sur notre carte de Paris.
Une histoire : l’ethnographie de la volute
Rapporté d’Amérique par les compagnons de Colomb, popularisé en France par Jean Nicot, qui laissa son nom à la nicotine -, le tabac conquit toutes les cours avant que les sciences ne dressent l’inventaire de ses ravages. Le musée assume ce double regard : mémoire des objets et des rituels d’un côté, information botanique et sanitaire de l’autre, avec une tendresse d’archiviste pour les gestes disparus.
Que voir ?
- Pipes du monde entier : terre, écume de mer, porcelaine, bambou.
- Le fumoir reconstitué et les portraits de fumeurs célèbres.
- Herbiers, planches botaniques et documents d’ethnobotanique.
- Estampes, réclames et photographies : l’imaginaire de la fumée.
Modalités et infos pratiques
- Adresse : 7 rue Pache, 75011 Paris.
- Jours et horaires indicatifs : après-midis, du mardi au samedi, museedufumeur.net.
- Billets : entrée modique.
- Durée conseillée : 45 minutes.
Nos conseils
Prenez le temps de discuter avec l’équipe : le lieu est aussi une maison d’édition et une librairie spécialisée, et les histoires d’objets valent le détour. Puis filez au marché de la rue de la Roquette ou au Père-Lachaise voisin, le 11e se raconte en flânant.
Non : il documente l’histoire culturelle et botanique des plantes fumées, information sanitaire comprise, c’est un musée d’ethnographie, pas un fumoir militant.
Les pipes à opium chinoises du XIXe siècle, les grandes pipes de cérémonie africaines et amérindiennes, et un ensemble de pipes en écume de mer sculptées, miniatures d’orfèvre.
Non, évidemment : comme partout, la loi s’applique, l’ironie fait partie de la visite.