Au marché de la Butte, maison Collignon
56 rue des Trois-Frères, 75018 Paris
Sur la pente douce de la rue des Trois-Frères, une devanture vert bouteille aux lettres dorées semble sortie d’un décor : c’est l’inverse. Au marché de la Butte est une véritable épicerie de quartier, et c’est le cinéma qui est venu à elle : Jean-Pierre Jeunet en fit la maison Collignon du Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, l’échoppe où le bourru Collignon tourmente le doux Lucien parmi les cagettes d’endives.
Où se trouve l’épicerie d’Amélie ? Repères sur le plan de Paris
Au 56 rue des Trois-Frères, 18e arrondissement, métro Abbesses (12), à cinq minutes du café des Deux Moulins et dix du Sacré-Cœur. Épingle sur notre carte de Paris.
Une histoire : l’épicier devenu décor
La boutique nourrit la Butte depuis les années 1950 ; Jeunet, qui arpentait Montmartre en repérages, tomba en arrêt devant la devanture patinée et négocia quelques jours de tournage à l’été 2000. L’équipe repeignit à peine, ajouta l’enseigne « Maison Collignon fondée en 1956 » et disposa les étals de légumes au cordeau : la moitié du monde crut à un décor construit. Après le triomphe du film, l’épicier de l’époque conserva enseigne et couleurs, comprenant qu’il tenait à la fois un commerce et un monument. On vient de Séoul photographier la façade ; on repart, si l’on est sage, avec des abricots.
Que voir, que rapporter ?
- La devanture verte et son enseigne Collignon, conservées depuis le tournage.
- Les étals de fruits dressés comme dans le film, cagettes inclinées et ardoises à la craie.
- Les produits d’épicerie fine et souvenirs gourmands, parfaits cadeaux de Butte.
- La rue des Trois-Frères elle-même, l’une des plus aimables montées de Montmartre.
Modalités et infos pratiques
- Ouverture : tous les jours en journée, horaires d’épicerie de quartier.
- Photo : la façade se prend du trottoir d’en face ; laissez l’entrée libre aux clients.
- Métro : Abbesses (12), puis deux minutes en descendant la rue Yvonne-le-Tac.
Petites histoires et grandes anecdotes
Le vrai commerçant du tournage s’appelait Ali : il servit de conseiller ès cagettes et figure au générique des remerciements. « Collignon, tête de… » : la comptine cruelle d’Amélie est devenue un gimmick que les visiteurs murmurent en souriant devant la caisse, et la maison l’accepte de bonne grâce. Quant à la date « fondée en 1956 » peinte pour le film, elle est depuis entrée dans la réalité : la fiction a écrit l’état civil de la boutique.
Nos conseils pour la visite
Combinez le pèlerinage Amélie en une boucle : café-crème et crème brûlée aux Deux Moulins, montée par la rue Tholozé, photo chez Collignon, puis fruits en poche jusqu’au parvis du Sacré-Cœur pour le panorama. Tôt le matin, la rue est aux livreurs et aux chats : c’est l’heure des photographes.
Oui : Au marché de la Butte, 56 rue des Trois-Frères, est une véritable épicerie de Montmartre où Jean-Pierre Jeunet a tourné les scènes de la maison Collignon. La devanture verte et l’enseigne du film ont été conservées.
Bien sûr, c’est un commerce en activité : fruits, légumes et épicerie fine s’y achètent tous les jours. On photographie la façade depuis le trottoir d’en face, en laissant l’entrée libre.
À cinq minutes : le café des Deux Moulins (15 rue Lepic), où Amélie est serveuse, et plus bas le canal Saint-Martin pour les ricochets. Le Sacré-Cœur et son carrousel complètent la balade du film.