Messika est la plus jeune des maisons de la joaillerie parisienne, fondée en 2005 par Valérie Messika, alors âgée de vingt-cinq ans. Elle a grandi dans le métier : son père, André Messika, est un diamantaire installé à Paris depuis 1972, l’un des rares Français à négocier directement à Anvers et à Tel-Aviv. Elle passe son enfance à trier des pierres sur la table familiale.
Son idée tient en une phrase : le diamant ne doit plus attendre les grandes occasions. Là où la joaillerie classique enferme la pierre dans des parures de soirée, elle dessine des bijoux souples, superposables, faits pour être portés avec un jean et gardés au poignet toute la journée. La maison ouvre sa première boutique parisienne en 2013, au 259 rue Saint-Honoré, à deux pas de la place Vendôme mais volontairement pas dessus.
Le bracelet Move, signature de Messika
Le dessin fondateur est celui du Move : trois diamants libres, glissant entre deux plaques de verre saphir, qui bougent au rythme du poignet. Les trois pierres se lisent comme un récit, hier, aujourd’hui, demain, et le mouvement empêche le bijou d’être figé. Le modèle a été décliné en bagues, en boucles et en manchettes, et reste la ligne la plus vendue de la maison, portée notamment par Beyoncé, Kate Moss et Gigi Hadid.
Les repères de la maison Messika
- 2005 : fondation par Valérie Messika, fille du diamantaire André Messika.
- 2007 : le bracelet Move, aux trois diamants mobiles.
- 2013 : première boutique, 259 rue Saint-Honoré, 1er arrondissement.
- 2017 : collaboration avec Gigi Hadid.
- Une maison entièrement indépendante, rare dans le luxe français.
Une maison indépendante dans un monde de groupes
Dans un secteur où presque toutes les maisons historiques appartiennent à trois ou quatre groupes, Messika a la particularité d’être restée indépendante et familiale. Elle a bâti sa notoriété par la mode plutôt que par la tradition, en défilant pendant la Fashion Week, en habillant les tapis rouges et en occupant les réseaux sociaux, méthodes que les joailliers de la place Vendôme n’employaient pas. C’est aujourd’hui l’une des rares nouvelles maisons françaises à s’être imposée à l’international.
La rue Saint-Honoré, entre le Meurice, la colonne Vendôme et la place, est devenue la rue des maisons qui veulent la proximité du luxe sans son protocole. L’adresse est épinglée sur notre carte de Paris.
Valérie Messika, en 2005 à Paris, à vingt-cinq ans. Fille du diamantaire André Messika, installé dans la capitale depuis 1972, elle a grandi au contact des pierres avant de fonder sa propre maison de joaillerie.
Un bracelet où trois diamants libres coulissent entre deux plaques de verre saphir et bougent avec le poignet. Créé en 2007, il est devenu la signature de la maison et a été décliné en bagues et en boucles d’oreilles.
Au 259 rue Saint-Honoré, dans le 1er arrondissement, ouverte en 2013 pour les huit ans de la maison. L’adresse est proche de la place Vendôme sans y être, ce qui correspond au positionnement de la marque.