Sur la plus théâtrale place de la Nouvelle Athènes, l’hôtel Dosne-Thiers fut la maison d’Adolphe Thiers, historien, premier président de la IIIe République, et l’homme que la Commune détesta au point de raser sa demeure en 1871. Rebâtie à l’identique, léguée en 1905 à l’Institut de France par sa belle-sœur Félicie Dosne, elle abrite la fondation Dosne-Thiers : une bibliothèque fameuse sur le XIXe siècle français et des salons qui s’ouvrent au public lors d’expositions et de grands rendez-vous.
Où se trouve la fondation Dosne-Thiers ? Repères sur le plan de Paris
27 place Saint-Georges, 9e, métro Saint-Georges (12). À cinq minutes du musée Gustave-Moreau et de la Vie romantique. Épingle sur notre carte de Paris.
Une histoire : la maison deux fois bâtie
Thiers épouse Élise Dosne et s’installe dans l’hôtel de sa belle-famille en 1833. Chassée par la Commune, qui démolit l’hôtel pierre à pierre -, la famille le fait reconstruire dès 1873. Félicie Dosne y fonde une bibliothèque dédiée à l’histoire de France de la Révolution à nos jours ; l’Institut la gère toujours, entre fonds napoléoniens et salons de réception.
Que voir ?
- Les salons du XIXe siècle, décor de la haute bourgeoisie orléaniste.
- La bibliothèque et ses fonds napoléoniens réputés (accès chercheurs).
- Expositions temporaires et événements ouverts au public selon calendrier.
- La place Saint-Georges elle-même, avec la fontaine Gavarni en vis-à-vis.
Modalités et infos pratiques
- Adresse : 27 place Saint-Georges, 75009 Paris.
- Visite : lors d’expositions, de concerts et des Journées du patrimoine ; bibliothèque sur accréditation, institutdefrance.fr.
- Durée conseillée : 45 minutes lors des ouvertures.
Nos conseils
Guettez les expositions de l’Institut et les Journées du patrimoine : les salons valent l’attente. Et même porte close, la place Saint-Georges mérite le détour, hôtel de la Païva, maison Gavarni, théâtre en contrebas : la Nouvelle Athènes en un seul regard, à prolonger au musée Moreau.
Ponctuellement : l’hôtel ouvre lors d’expositions temporaires, de concerts et des Journées européennes du patrimoine. La bibliothèque, elle, reçoit les chercheurs sur accréditation de l’Institut de France.
Par décret de la Commune de Paris : Thiers, chef du gouvernement versaillais qui réprimait l’insurrection, vit sa maison démolie en représailles. Elle fut reconstruite à l’identique dès 1873, aux frais de l’État.
Des fonds de référence sur la France du XIXe siècle, Révolution, Empire, monarchie de Juillet, dont d’importantes archives napoléoniennes réunies par Frédéric Masson, historien de l’Empereur.