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SECRET PARISIEN

Paris, le lundi 7 septembre 2026

16e Arrt
avenueVictor-Hugo
Passages couverts 16e arrondissement

La galerie Argentine

111 avenue Victor-Hugo, 75116 Paris

La galerie Argentine est doublement une exception. D’abord parce qu’elle est le seul passage couvert de l’ouest parisien, tous les autres se concentrant entre le 1er et le 10e arrondissement. Ensuite parce qu’elle date de 1904, soit quarante ans après le dernier passage du centre : elle appartient à l’époque de l’Art nouveau, pas à celle de la Restauration.

Elle est bâtie dans un immeuble de rapport de l’avenue Victor-Hugo, alors l’artère la plus recherchée du nouveau Paris de l’Ouest. Le passage traverse l’îlot et dessert des boutiques et des ateliers d’artistes ; sa verrière, ses ferronneries et ses stucs relèvent d’un modernisme sage, celui des immeubles bourgeois de la Belle Époque plutôt que celui de Guimard.

Où se trouve la galerie Argentine

Elle s’ouvre au 111 avenue Victor-Hugo, dans le 16e arrondissement, entre l’Étoile et la place Victor-Hugo. Son nom vient de la rue de l’Argentine voisine, elle-même baptisée en 1905 lors d’un rapprochement diplomatique avec Buenos Aires. Elle est épinglée sur notre carte de Paris.

Un passage d’immeuble plutôt qu’une galerie marchande

Sa logique n’est plus celle du XIXe siècle. Les passages de 1825 étaient des opérations spéculatives autonomes, bâties pour capter le flux entre deux rues ; la galerie Argentine, elle, est intégrée à un programme immobilier, comme un couloir de service noble. C’est déjà l’esprit des halls d’immeubles et des centres commerciaux du XXe siècle. Elle abrite aujourd’hui des bureaux, des cabinets et quelques ateliers, dans un calme absolu.

Ce qu’il faut regarder en passant

  • La verrière et les ferronneries Art nouveau de 1904.
  • Les stucs et les décors de façade, sur l’avenue Victor-Hugo.
  • L’absence de commerces de passage, révélatrice de sa fonction d’origine.
  • Le contraste total avec les passages du 2e arrondissement.
  • La place Victor-Hugo et l’avenue Foch, à cinq minutes.

L’ouest parisien, terre sans passages

L’absence de passages à l’ouest s’explique par la chronologie. Les 16e et 17e arrondissements ont été urbanisés à partir des années 1860, quand la mode des galeries vitrées était déjà éteinte : on y a bâti d’emblée de larges avenues bordées d’immeubles de rapport, sans avoir besoin de percer des raccourcis dans un tissu médiéval dense. La galerie Argentine est donc moins un passage attardé qu’un objet d’une autre famille, né d’un programme immobilier.

Y aller et la visiter

  • Entrée : 111 avenue Victor-Hugo, 16e arrondissement.
  • Ouverte en semaine, aux heures ouvrables.
  • Métro Victor Hugo ou Argentine.
  • Passage privé, accès selon les horaires de l’immeuble.

C’est l’occasion d’une promenade dans le 16e Art nouveau : le Castel Béranger de Guimard et le musée Yves Saint Laurent ne sont pas loin.

Où se trouve la galerie Argentine ?

Au 111 avenue Victor-Hugo, dans le 16e arrondissement de Paris, entre l’Étoile et la place Victor-Hugo. C’est le seul passage couvert de l’ouest parisien.

Quand la galerie Argentine a-t-elle été construite ?

En 1904, soit une quarantaine d’années après le dernier passage du centre de Paris. Elle appartient à l’époque de l’Art nouveau et non à celle des grandes galeries de la Restauration.

Pourquoi s’appelle-t-elle galerie Argentine ?

D’après la rue de l’Argentine voisine, baptisée en 1905 à l’occasion d’un rapprochement diplomatique entre la France et l’Argentine.