Son nom est un programme de fraternité. La Belle Équipe, café d’angle de la rue de Charonne, l’emprunte au film de Julien Duvivier de 1936, où Jean Gabin et ses amis ouvrent ensemble une guinguette au bord de l’eau : l’idée même du bonheur partagé, née des congés payés du Front populaire. Sur cette terrasse du 11e arrondissement, l’esprit du titre se vit au quotidien, entre voisins, familles et bandes d’amis.
Le café appartient aussi à la mémoire de Paris : frappé lors des attentats du 13 novembre 2015, il a rouvert quelques mois plus tard, entouré par tout un quartier décidé à faire vivre ses terrasses. La maison porte ce souvenir avec pudeur, sans musée ni discours : en servant, simplement, et bien.
Où se trouve La Belle Équipe dans Paris
Le café tient le 92 de la rue de Charonne, à l’angle de la rue Faidherbe, dans le 11e arrondissement, entre le faubourg Saint-Antoine et l’Atelier des Lumières. L’Opéra Bastille est à un quart d’heure à pied par le faubourg. L’adresse est épinglée sur notre carte de Paris.
La rue de Charonne, village d’ateliers devenu terrasse
Ancienne route du village de Charonne, la rue garda longtemps ses cours d’artisans du meuble, prolongement naturel du faubourg Saint-Antoine. Quand les ateliers ont fermé, les cafés ont pris le relais de la vie commune : celui-ci, avec sa grande terrasse d’angle exposée au soleil du soir, est devenu l’un des salons à ciel ouvert du quartier. On y déjeune de plats de bistrot sans chichis, on y refait le monde à l’apéritif, on y célèbre les soirs de match et les jours heureux.
La plus belle façon d’honorer l’adresse reste celle des habitués : s’asseoir, commander, trinquer à la vie de quartier qui continue.
Ce qu’il faut goûter à La Belle Équipe
- Le café du comptoir, au coude à coude avec le quartier
- Les plats de bistrot du déjeuner, à l’ardoise
- L’apéritif du soir sur la terrasse d’angle
- Le verre des grandes tablées du week-end
Y aller
La Belle Équipe, 92 rue de Charonne, 75011 Paris. Métro Charonne (ligne 9) ou Faidherbe-Chaligny (ligne 8). Service continu du matin au soir. Sans réservation pour la terrasse. Comptez de 10 à 30 €.
Du film de Julien Duvivier sorti en 1936, où Jean Gabin et ses amis ouvrent ensemble une guinguette : un symbole de fraternité populaire.
Le café fut frappé lors des attentats du 13 novembre 2015 et a rouvert quelques mois plus tard, porté par tout son quartier.
Celui d’un grand café de quartier du 11e : terrasse d’angle ensoleillée, cuisine de bistrot et tablées de voisins.