Musée de l’Ordre de la Libération
51 bis boulevard de La Tour-Maubourg, 75007 Paris
C’est le musée d’une chevalerie moderne. Créé par le général de Gaulle en novembre 1940, l’ordre de la Libération n’a distingué que 1 038 Compagnons, combattants de la France libre, résistants de l’intérieur, et cinq communes dont Paris. Le musée de l’Ordre de la Libération, rénové en 2015 au cœur des Invalides, raconte leurs vies avec une sobriété qui prend à la gorge.
Où se trouve le musée ? Repères sur le plan de Paris
Dans l’aile ouest des Invalides, accès par le 51 bis boulevard de La Tour-Maubourg, 7e arrondissement, métro La Tour-Maubourg (ligne 8). Il partage l’enceinte du musée de l’Armée ; l’épingle est sur notre carte de Paris.
Une histoire : l’ordre du 16 novembre 1940
À Brazzaville, quelques mois après l’Appel, de Gaulle fonde un ordre unique « pour récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l’œuvre de libération de la France ». La croix de la Libération ne sera plus décernée après janvier 1946, rareté voulue, qui en fait la plus exclusive des décorations françaises.
Le musée, voulu par les Compagnons eux-mêmes dès 1970, présente sur trois séquences la France libre, la Résistance intérieure et la Déportation, à hauteur de destins individuels : on y suit des visages plus que des batailles.
Que voir absolument ?
- La crypte des seize Compagnons, veillée par la mémoire des 1 038.
- Les uniformes et objets personnels de Leclerc, Moulin, Brosset ou Kieffer.
- Le manteau de déporté de Geneviève de Gaulle-Anthonioz.
- Les tracts, postes radio et armes de la Résistance intérieure.
Modalités, billets et infos pratiques
- Adresse : 51 bis boulevard de La Tour-Maubourg, 75007 Paris.
- Accès : inclus dans le billet du musée de l’Armée / Invalides.
- Jours et horaires indicatifs : ceux des Invalides, vérifiez sur ordredelaliberation.fr.
- Durée conseillée : 1 h à 1 h 30, idéalement couplée au musée de l’Armée.
Nos conseils pour la visite
Venez en début d’après-midi, quand les groupes du dôme refluent : les salles retrouvent leur silence. Le parcours se marie naturellement avec le musée de la Libération de Paris, place Denfert-Rochereau, pour une journée « années sombres, années de lumière ».
Un titulaire de la croix de la Libération, décoration créée par de Gaulle en 1940 pour honorer les artisans exceptionnels de la libération de la France : 1 038 personnes, 18 unités combattantes et 5 communes, dont Paris. L’ordre n’a plus été décerné après 1946.
Non : l’accès est compris dans le billet des Invalides / musée de l’Armée, qui couvre également le dôme et le tombeau de Napoléon.
Une heure à une heure trente suffisent pour le parcours chronologique, France libre, Résistance, Déportation, présenté à travers les destins des Compagnons.