Deux pièces au quatrième étage sans ascenseur, dans le Ménilmontant de son enfance : le musée Édith-Piaf est à l’échelle de la môme, 1,47 m de légende. Fondé en 1977 par Bernard Marchois, ami et biographe de la chanteuse, et ouvert uniquement sur rendez-vous, il conserve la robe noire de scène, les escarpins minuscules, les gants de boxe de Marcel Cerdan, lettres, disques d’or et le grand ours en peluche offert par les admirateurs, pendant que la voix, elle, tourne sur le phonographe.
Où se trouve le musée Édith-Piaf ? Repères sur le plan de Paris
5 rue Crespin-du-Gast, 11e, entre Ménilmontant et Oberkampf, métro Ménilmontant (2). L’Atelier des Lumières est à cinq minutes. Épingle sur notre carte de Paris.
Une histoire : la fille du quartier
Née en 1915 à l’hôpital Tenon tout proche, la légende du trottoir de la rue de Belleville est plus belle, mais c’est une légende -, Édith Gassion chanta dans ces rues avant que Louis Leplée n’en fasse « la môme Piaf ». L’association Les Amis d’Édith Piaf entretient ici sa mémoire de proximité : pas de scénographie, des reliques et des histoires racontées de vive voix, comme chez une tante qui aurait connu tout le monde.
Que voir ?
- La robe noire de scène et les petits souliers, le frisson est immédiat.
- Les gants de boxe de Marcel Cerdan et les souvenirs de l’amour foudroyé.
- Lettres, photos, disques d’or et partitions annotées.
- Le portrait par sa moitié de ciel, et la voix sur phonographe d’époque.
Modalités et infos pratiques
- Adresse : 5 rue Crespin-du-Gast, 75011 Paris.
- Visite : uniquement sur rendez-vous téléphonique, quelques après-midis par semaine ; entrée libre, participation bienvenue.
- Durée conseillée : 45 minutes.
Nos conseils
Téléphonez quelques jours à l’avance et venez en petit comité : l’appartement ne reçoit qu’une poignée de visiteurs. Complétez le pèlerinage au Père-Lachaise voisin, où Piaf repose près de son père, la tombe la plus fleurie du cimetière, avec celle de son voisin Oscar Wilde.
Uniquement sur rendez-vous, par téléphone, quelques après-midis par semaine : le musée occupe un appartement privé et reçoit en très petit groupe, l’entrée est libre, les dons bienvenus.
Elle y aurait séjourné brièvement à ses débuts, hébergée dans le quartier de son enfance ; le lieu vaut surtout comme reliquaire, constitué par son ami Bernard Marchois avec des dons de proches.
Au cimetière du Père-Lachaise, division 97, avec son père et sa fille Marcelle : sa tombe, toujours fleurie, est l’une des plus visitées de Paris.