Avant la photo dans les journaux, il y avait la cire. Créé en 1882 par le patron de presse Arthur Meyer avec le caricaturiste Alfred Grévin, le musée Grévin offrait aux Parisiens le visage en trois dimensions des célébrités du jour. Cent quarante ans plus tard, la maison des Grands Boulevards poursuit le jeu : quelque 200 personnages, des décors historiques théâtraux, un escalier de marbre digne d’un opéra, et le palais des Mirages, kaléidoscope géant de l’Exposition de 1900.
Où se trouve le musée Grévin ? Repères sur le plan de Paris
10 boulevard Montmartre, 9e, métro Grands Boulevards (8, 9). Le passage Jouffroy, l’un des plus beaux passages couverts de Paris, longe le musée. Épingle sur notre carte de Paris.
Une histoire : le journal en cire
Meyer voulait « un journal plastique » : montrer l’actualité en scènes, avant l’ère de l’image. Succès immédiat, on y pressent le cinéma, et le théâtre Grévin attenant vit naître les projections d’Émile Reynaud, précurseur du dessin animé, dès 1892. Les ateliers perpétuent un artisanat rare : six mois de travail, cheveux implantés un à un, pour chaque nouveau pensionnaire adoubé en grande pompe.
Que voir ?
- Les 200 personnages : histoire de France, stars, sportifs, esprits du moment.
- Le palais des Mirages (1900), jeu de miroirs infinis toujours hypnotique.
- L’escalier d’honneur et la coupole, théâtre baroque à souhait.
- Les scènes historiques : Louis XIV, la Révolution, le sacre du selfie compris.
Modalités, billets et infos pratiques
- Adresse : 10 boulevard Montmartre, 75009 Paris.
- Jours et horaires indicatifs : ouvert tous les jours, grevin-paris.com.
- Billets : nettement moins chers en ligne et en heures creuses.
- Durée conseillée : 1 h 30 à 2 h.
Nos conseils pour la visite
Allez-y en semaine à l’ouverture : les photos avec les cires se font sans file. Enchaînez avec les passages Jouffroy et des Panoramas juste à côté, boulevard du XIXe siècle garanti, et poussez jusqu’au musée du Parfum, à dix minutes vers l’Opéra.
Environ 200 figures de cire, renouvelées en permanence : personnages historiques, artistes, sportifs et personnalités du moment, chacun demandant près de six mois de travail en atelier.
Une attraction créée pour l’Exposition universelle de 1900 et installée à Grévin en 1906 : une salle de miroirs et de lumières qui démultiplie ses décors à l’infini, toujours en service, toujours magique.
Oui, c’est même l’une des sorties familiales préférées des Parisiens : parcours libre, photos permises avec les personnages et palais des Mirages en apothéose.