L’Olympia
28 boulevard des Capucines, 75009 Paris
Aucune enseigne parisienne n’est plus chargée d’électricité que ces lettres rouges : Olympia. Fondé en 1893 par Joseph Oller, l’homme qui venait de lancer le Moulin Rouge, le plus ancien music-hall de Paris encore en activité a tout connu : la Belle Époque des acrobates, le cinéma, la ruine, la résurrection par Bruno Coquatrix en 1954, et cette soirée de 1961 où une femme mourante sauva la maison en chantant qu’elle ne regrettait rien.
Où se trouve l’Olympia ? Repères sur le plan de Paris
Au 28 boulevard des Capucines, 9e arrondissement, métro Opéra ou Madeleine, à trois minutes du palais Garnier, du Café de la Paix et de l’église de la Madeleine. Épingle sur notre carte de Paris.
Une histoire : mourir et renaître boulevard des Capucines
Sous Coquatrix, l’Olympia devient LE certificat de consécration : Brel y transpire ses adieux en 1966, Barbara y devient la Dame en noir, les Beatles y jouent trois semaines entières en janvier 1964, partageant l’affiche avec Sylvie Vartan avant de s’envoler conquérir l’Amérique. En janvier 1961, la salle est au bord de la faillite : Édith Piaf, épuisée, malade, accepte une série de récitals et crée Non, je ne regrette rien ; les recettes sauvent l’Olympia, la chanson entre dans l’éternité. En 1997 enfin, promise aux démolisseurs d’un chantier immobilier, la salle est démontée puis reconstruite à l’identique trente mètres plus loin, fauteuils rouges, grain de son et façade compris : un déménagement de légende pour un lieu qui ne savait pas mourir.
Que voir, qu’écouter ?
- Un concert, évidemment : 2 000 places, une proximité de club, le trac des artistes qui « font l’Olympia ».
- Les lettres rouges du fronton, allumées depuis 1954 : le plus beau selfie musical de Paris.
- Le hall et ses murs d’affiches, mémoire de toutes les gloires passées par la scène.
Modalités et infos pratiques
- Concerts : quasi quotidiens, toutes musiques ; billets de 30 à 150 euros selon l’affiche.
- Site : olympiahall.com.
- Métro : Opéra (3, 7, 8), Madeleine (8, 12, 14).
Petites histoires et grandes anecdotes
Oller avait installé en 1893 des montagnes russes dans son music-hall naissant, jugées trop dangereuses et vite démontées. Soixante ans plus tard, Coquatrix inventa le « rideau rouge » du music-hall moderne : première partie, entracte, vedette, un rituel copié partout. Et lors du démontage de 1997, les ouvriers numérotèrent jusqu’aux moulures : les habitués jurent que l’acoustique n’a pas bougé d’un décibel, et que le fantôme de Piaf a suivi, à trente mètres près.
Nos conseils pour la visite
Réservez n’importe quel artiste que vous aimez un peu : la salle transformera la soirée, c’est sa magie. Avant le lever de rideau, prenez l’apéritif au Café de la Paix en admirant le Garnier, et après, remontez les Capucines jusqu’à la Madeleine illuminée : le triangle d’or de la musique parisienne tient en six cents mètres.
Parce que « faire l’Olympia » consacre un artiste depuis Bruno Coquatrix (1954) : Piaf y créa Non, je ne regrette rien en 1961 et sauva la salle de la faillite, les Beatles y jouèrent trois semaines en 1964, Brel y fit ses adieux à la scène en 1966.
Oui : menacé de démolition en 1997, il fut démonté puis reconstruit à l’identique une trentaine de mètres plus loin sur le boulevard des Capucines, salle rouge, façade et acoustique comprises. C’est la même adresse mythique, décalée d’un immeuble.
Environ 2 000 places assises, ou davantage en configuration debout : assez grand pour les stars, assez intime pour voir leurs yeux. C’est le plus ancien music-hall de Paris encore en activité, fondé en 1893.