C’est l’un des secrets les mieux gardés de l’avenue Foch. Le musée d’Ennery, annexe du musée Guimet, conserve dans son hôtel Second Empire la collection de Clémence d’Ennery : 7 000 objets d’Asie, netsuke, chimères, laques, boutons d’ivoire, amassés dès 1859 par cette passionnée, épouse du dramaturge Adolphe d’Ennery, et présentés dans les vitrines qu’elle avait elle-même dessinées.
Où se trouve le musée d’Ennery ? Repères sur le plan de Paris
59 avenue Foch, 16e, métro Porte Dauphine (2) ou RER C Avenue Foch. Le même hôtel abrite le musée arménien de France. Épingle sur notre carte de Paris.
Une histoire : la collectionneuse et son testament
Comédienne devenue salonnière, Clémence d’Ennery achète, trie, échange pendant quarante ans, conseillée par les marchands et par Guimet lui-même. À sa mort en 1898, elle lègue tout à l’État à une condition : que rien ne bouge. Promesse tenue, le musée, ouvert en 1908, est resté un intérieur du Second Empire à l’exacte place de chaque chimère.
Que voir ?
- Des centaines de netsuke et d’okimono japonais, peuple minuscule et truculent.
- Les chimères et animaux fantastiques, obsession déclarée de la maîtresse de maison.
- Les vitrines d’origine, meubles noirs incrustés de nacre, dessinés par Clémence.
- L’escalier et les salons Second Empire, décor intact de la Belle Époque du japonisme.
Modalités et infos pratiques
- Adresse : 59 avenue Foch, 75116 Paris.
- Visite : uniquement en visite guidée sur réservation, certains jours, via guimet.fr.
- Durée : environ 1 h 30, en petit groupe.
Nos conseils pour la visite
Réservez tôt : les créneaux sont rares et partent vite, c’est le prix des maisons figées. Complétez au Guimet, place d’Iéna, pour mesurer ce que le goût d’une amatrice a offert à la France.
Non : ce musée-hôtel particulier ne se découvre qu’en visite guidée sur réservation, organisée par le musée Guimet dont il est l’annexe. Les places, limitées, se réservent en ligne.
Une comédienne et salonnière du Second Empire, épouse du dramaturge Adolphe d’Ennery, qui consacra quarante ans à réunir 7 000 objets d’art asiatique, l’une des premières grandes collectionneuses françaises du japonisme.
Par testament : Clémence d’Ennery légua l’hôtel et la collection à l’État en exigeant que la présentation reste inchangée. Vitrines, parquets et accrochage sont ceux de 1898.