Au rez-de-jardin du même hôtel que le musée d’Ennery vit un musée-mémoire : le musée arménien de France, fondé en 1949 par le joaillier Nourhan Fringhian, rescapé du génocide. Ses collections, près de 1 200 œuvres, dont certaines furent montrées au Louvre, racontent 3 000 ans d’Arménie : évangiles enluminés, khatchkars, orfèvrerie, monnaies du royaume de Cilicie.
Où se trouve le musée arménien de France ? Repères sur le plan de Paris
59 avenue Foch, 16e, métro Porte Dauphine (2). L’épingle est sur notre carte de Paris, à deux pas du bois de Boulogne.
Une histoire : la mémoire en héritage
Arrivé à Paris après 1915, Nourhan Fringhian consacre sa fortune à rassembler l’art de son peuple dispersé, puis crée une fondation reconnue d’utilité publique pour l’abriter. Le musée a connu de longues fermetures ; sa collection voyage désormais en expositions et le lieu ne s’ouvre qu’exceptionnellement, Journées du patrimoine en tête. Une raison de plus de guetter ces rendez-vous.
Que recèle la collection ?
- Manuscrits et évangiles enluminés des écoles arméniennes médiévales.
- Orfèvrerie religieuse, croix et encensoirs d’argent.
- Monnaies et sceaux du royaume arménien de Cilicie.
- Témoignages et archives de la diaspora, du génocide à l’exil parisien.
Modalités et infos pratiques
- Adresse : 59 avenue Foch, 75116 Paris.
- Visite : ouvertures exceptionnelles (Journées européennes du patrimoine, événements), suivez le-maf.com.
- Bon à savoir : la collection se prête et s’expose hors les murs ; le site publie visites virtuelles et catalogues.
Nos conseils
Inscrivez le 59 avenue Foch à votre carnet de septembre : aux Journées du patrimoine, on y enchaîne parfois Ennery et musée arménien, deux mondes dans un même hôtel. Le reste de l’année, l’Arménie parisienne se retrouve aussi dans les vitrines du Guimet voisin, côté Caucase des collections.
Rarement : le musée n’ouvre que lors d’événements comme les Journées européennes du patrimoine, et sa collection circule en expositions temporaires. Consultez le site de la fondation avant tout déplacement.
Nourhan Fringhian, joaillier rescapé du génocide de 1915, qui créa en 1949 une fondation pour préserver l’art arménien en France. Le musée occupe depuis le rez-de-jardin du 59 avenue Foch.
Près de 1 200 œuvres couvrant 3 000 ans : manuscrits enluminés, orfèvrerie liturgique, monnaies de Cilicie, art populaire et mémoire de la diaspora, certaines pièces furent exposées au Louvre.