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SECRET PARISIEN

Paris, le dimanche 6 septembre 2026

Monuments 2e arrondissement

Opéra-Comique (salle Favart)

Place Boieldieu, 75002 Paris

La façade de l'Opéra-Comique sur la place Boieldieu
Photo : L’Illustration, Public domain, via Wikimedia Commons

C’est la plus française des maisons lyriques, et la plus modeste des immortelles. L’Opéra-Comique, institution née en 1714 sur les tréteaux des foires Saint-Germain et Saint-Laurent (on y chantait pour contourner le monopole de l’Opéra), occupe depuis 1783 la place Boieldieu : la salle Favart actuelle, troisième du nom, fut inaugurée en 1898 après deux incendies. Sous ses ors intimes naquirent des chefs-d’œuvre que le monde entier chante : Carmen de Bizet en 1875, Les Contes d’Hoffmann, Lakmé, Manon, et le Pelléas et Mélisande de Debussy en 1902.

Où se trouve l’Opéra-Comique ? Repères sur le plan de Paris

Place Boieldieu, 2e, entre le boulevard des Italiens et la rue de Richelieu, métro Richelieu-Drouot (8, 9) ou Quatre-Septembre (3). La BnF Richelieu est à cinq minutes, le musée Grévin à sept. Épingle sur notre carte de Paris.

Une histoire : du théâtre de foire au drame des flammes

Le genre « opéra-comique » (du chant et des dialogues parlés) conquit l’Europe depuis ces murs. La première salle Favart brûla en 1838 ; la deuxième connut en mai 1887 l’une des grandes tragédies parisiennes : l’incendie en pleine représentation fit environ 84 victimes et imposa à tous les théâtres du monde le rideau de fer et l’éclairage de sécurité. La troisième salle, signée Louis Bernier, rouvrit en 1898, écrin à l’italienne de 1 200 places, plafonds peints et foyers dorés, restaurée de fond en comble en 2015-2017.

Que voir, que vivre ?

  • Une soirée lyrique : la maison fait revivre le répertoire français avec un flair salué.
  • La salle à l’italienne, ses rouges profonds et son lustre, parmi les plus belles d’Europe.
  • Les foyers et le vestibule de 1898, mosaïques et allégories de la musique.
  • Les visites guidées des coulisses, proposées certains samedis et aux Journées du patrimoine.

Modalités et infos pratiques

  • Adresse : place Boieldieu, 75002 Paris.
  • Billets et visites : opera-comique.com ; places à tarifs doux régulières, jeunes très choyés.
  • Durée : une soirée, ou 1 h 15 de visite guidée.

Petites histoires et grandes anecdotes

Le 3 mars 1875, Carmen fit scandale : une héroïne ouvrière, libre et poignardée en scène, c’en était trop pour les familles en habit. Bizet mourut trois mois plus tard, persuadé de son échec, sans savoir qu’il avait écrit l’opéra le plus joué du monde. Autre fantôme aimable : c’est ici que Offenbach fit ses gammes de violoncelliste d’orchestre, avant de devenir le roi des Bouffes. La maison garde de ses origines foraines une devise d’esprit : chanter haut sans se prendre au sérieux.

Nos conseils pour la visite

Guettez les productions de la saison dès l’été : la petite jauge fait s’envoler les places. Avant le lever de rideau, dînez tôt dans le passage des Panoramas voisin, et après, remontez le boulevard des Italiens illuminé vers le palais Garnier : les deux opéras de Paris se saluent à dix minutes de marche.

Quelle est la différence entre l’Opéra-Comique et l’opéra Garnier ?

Deux maisons distinctes : l’Opéra-Comique (salle Favart, 1 200 places) est le théâtre historique du répertoire lyrique français à dialogues parlés ; le palais Garnier appartient à l’Opéra national de Paris. Carmen est née salle Favart, pas à Garnier.

Pourquoi la salle actuelle date-t-elle de 1898 ?

Parce que les deux précédentes ont brûlé, en 1838 puis en 1887, ce dernier incendie (environ 84 morts) ayant révolutionné la sécurité des théâtres. La salle Bernier, inaugurée en 1898, a été restaurée en 2015-2017.

Peut-on visiter l’Opéra-Comique sans spectacle ?

Oui, lors des visites guidées programmées certains week-ends et aux Journées du patrimoine : salle, foyers et coulisses au menu. Le reste du temps, la maison vit au rythme des répétitions.

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