Médiathèque Françoise-Sagan
8 rue Léon-Schwartzenberg, 75010 Paris
On lit aujourd’hui là où l’on enfermait hier. La médiathèque Françoise-Sagan, ouverte en 2015, occupe le dernier bâtiment survivant de la prison Saint-Lazare, immense maison de détention pour femmes du 10e arrondissement : le carré Saint-Lazare, construit en 1834, restauré et percé de baies, abrite désormais 150 000 documents, un jardin public et l’une des plus vastes bibliothèques de la Ville.
Où se trouve la médiathèque Françoise-Sagan ? Repères sur le plan de Paris
Au 8 rue Léon-Schwartzenberg, 10e arrondissement, métro Gare de l’Est (4, 5, 7) ou Poissonnière, à dix minutes du gare du Nord et du canal Saint-Martin. Épingle sur notre carte de Paris.
Une histoire : de Saint-Lazare au jardin
Léproserie au Moyen Âge, maison de force au XVIIe, prison de la Révolution où furent enfermés André Chénier et les Carmélites de Compiègne, Saint-Lazare devint au XIXe siècle la grande prison des femmes de Paris : on y détint des milliers de prostituées, des voleuses, des militantes. Paul Verlaine y fut soigné, Mata Hari y passa ses derniers mois avant son exécution en 1917. Fermée en 1935, démolie par morceaux, la prison ne laissa que ce bâtiment et sa chapelle. La Ville en fit une médiathèque baignée de lumière, dotée d’un fonds patrimonial jeunesse de 100 000 volumes (l’Heure joyeuse, la plus ancienne bibliothèque pour enfants de France, y a déménagé), et ouvrit le jardin sur le quartier.
Que voir, que lire ?
- L’architecture pénitentiaire restaurée : voûtes, épaisseur des murs, escaliers d’origine.
- Le fonds patrimonial jeunesse de l’Heure joyeuse, trésor de livres d’enfants depuis 1924.
- Le jardin public ouvert sur la rue, havre inattendu près de la gare de l’Est.
- Les 150 000 documents en prêt, dont un rayon BD et une belle discothèque.
Modalités et infos pratiques
- Accès : gratuit, ouvert à tous, du mardi au dimanche ; inscription libre pour emprunter.
- Ouverture dominicale : l’une des rares médiathèques parisiennes ouvertes le dimanche.
- Site : paris.fr.
Petites histoires et grandes anecdotes
Verlaine, interné en 1873 pour avoir tiré sur Rimbaud, écrivit une partie de ses vers dans les murs voisins ; le poète Chénier, lui, y composa ses dernières odes avant la guillotine. La bibliothèque a choisi d’assumer cette mémoire : des plaques et des expositions racontent l’histoire carcérale, sans pathos. Quant au nom, il célèbre Françoise Sagan, dont Bonjour tristesse parut à dix-huit ans : une adolescente insolente pour un lieu qui fut longtemps celui des femmes punies, le symbole a été voulu.
Nos conseils pour la visite
Venez un dimanche après-midi, rare privilège parisien : le jardin, la lumière des voûtes et le calme font oublier la gare toute proche. Prolongez vers le canal Saint-Martin à dix minutes, ou vers la gare du Nord et sa façade aux vingt-trois villes.
Oui : elle occupe le carré Saint-Lazare, dernier bâtiment conservé de la prison Saint-Lazare, grande maison de détention pour femmes du XIXe siècle, où furent notamment enfermés André Chénier, Paul Verlaine et Mata Hari.
La collection patrimoniale de la première bibliothèque française pour enfants, créée en 1924, aujourd’hui conservée à la médiathèque Françoise-Sagan : environ 100 000 documents jeunesse, dont des éditions rares.
Oui, c’est l’une des rares bibliothèques parisiennes ouvertes le dimanche, avec son jardin public accessible sur la rue. L’accès et l’inscription sont gratuits.