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SECRET PARISIEN

Paris, le lundi 7 septembre 2026

2e Arrt
rueSaint-Denis
Passages couverts 2e arrondissement

Le passage du Grand-Cerf

145 rue Saint-Denis, 75002 Paris

La verrière du passage du Grand-Cerf à Paris, la plus haute de la ville
Photo : Poulpy, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Levez la tête : le passage du Grand-Cerf possède la plus haute verrière de tous les passages parisiens, à 11,80 mètres au-dessus du sol. Cette hauteur n’est pas un caprice d’architecte. Le passage est bâti en 1825 sur l’emplacement de l’hôtel du Grand-Cerf, relais de rouliers et point de départ des Messageries royales vers les provinces de l’Est et du Nord : il fallait de la place pour les diligences et les chevaux.

Le résultat est une nef de 113 mètres de long sur seulement trois de large, où la charpente métallique permet deux niveaux de façades entièrement vitrées, surmontés d’un troisième plus bas réservé à l’habitation. La verrière fut d’ailleurs posée une vingtaine d’années après l’ouverture. L’effet est saisissant : on entre dans une rue de verre plutôt que dans une galerie marchande.

Où se trouve le passage du Grand-Cerf

Il relie le 145 rue Saint-Denis au 8 rue Dussoubs, dans le 2e arrondissement, en plein quartier de Montorgueil. Longtemps délaissé, muré même dans les années 1970, il a été restauré au début des années 1990 et rouvert aux artisans. Il est épinglé sur notre carte de Paris.

Le passage des artisans et des créateurs

Sa renaissance a une couleur particulière : plutôt que d’y installer des enseignes, la Ville et les copropriétaires y ont attiré des ateliers-boutiques, bijoutiers, luthiers, créateurs de mobilier, illustrateurs, brodeuses. On y travaille derrière les vitrines autant qu’on y vend. Le passage a aussi connu un moment de célébrité inattendue lorsque plusieurs commerçants y ont accepté le paiement en monnaies numériques, ce qui lui a valu le surnom de « Bitcoin Boulevard » dans la presse.

Ce qu’il faut regarder en passant

  • La verrière à 11,80 mètres, la plus haute des passages parisiens.
  • Les deux niveaux de façades vitrées, permis par la charpente de fer.
  • Les ateliers-boutiques d’artisans, visibles au travail.
  • Les entrées monumentales, rue Saint-Denis et rue Dussoubs.
  • Le quartier Montorgueil, à deux pas, pour prolonger la promenade.

Y aller et le visiter

  • Entrées : 145 rue Saint-Denis et 8 rue Dussoubs, 2e.
  • Ouvert du lundi au samedi, environ de 8 h 30 à 20 h ; fermé le dimanche.
  • Métro Étienne Marcel ou Réaumur, Sébastopol.
  • Inscrit au titre des monuments historiques.

Sortez rue Dussoubs et remontez vers la rue Montorgueil : l’Escargot Montorgueil et l’église Saint-Eustache sont à cinq minutes. Le passage du Bourg-l’Abbé lui fait presque face, de l’autre côté de la rue Saint-Denis.

Pourquoi le passage du Grand-Cerf est-il si haut ?

Parce qu’il a été bâti en 1825 sur l’emplacement de l’hôtel du Grand-Cerf, relais de rouliers et point de départ des Messageries royales. La hauteur, 11,80 mètres sous verrière, est un héritage de cet usage.

Quelle est la plus haute verrière des passages de Paris ?

Celle du passage du Grand-Cerf, à 11,80 mètres au-dessus du sol, sur 113 mètres de long et trois mètres de large seulement.

Que trouve-t-on dans le passage du Grand-Cerf ?

Des ateliers-boutiques d’artisans et de créateurs, bijoutiers, luthiers, illustrateurs ou décorateurs, installés après la restauration du passage au début des années 1990.