Au bas de la rue de Belleville, les néons rouges d’Aux Folies brillent comme une enseigne de music-hall, et ce n’est pas un hasard : le café servait de buvette aux Folies-Belleville, la salle de spectacle populaire qui fit chanter le quartier jusqu’aux années 1930. De ce passé, il garde une façade de mosaïques rouges aujourd’hui protégée, un comptoir en zinc et une acoustique naturelle pour les éclats de voix.
La légende du lieu tient en un prénom : Édith Piaf, gamine de Belleville née selon la fable sur les marches du 72 de la rue, aurait poussé ici ses premières chansonnettes, à l’âge où l’on chante pour quelques pièces. Le quartier entier se charge de perpétuer l’hymne : la terrasse d’Aux Folies reste l’une des plus vivantes et des plus mélangées de Paris.
Où se trouve Aux Folies dans Paris
Le café tient le 8 de la rue de Belleville, dans le 20e arrondissement, à quelques mètres du boulevard et du métro Belleville. Le musée Édith Piaf, installé dans deux petites pièces de Ménilmontant, est à un quart d’heure à pied. L’adresse est épinglée sur notre carte de Paris.
Belleville, la colline qui chante
Ancien village de vignes et de guinguettes annexé en 1860, Belleville a toujours chanté : dans ses cafés-concerts, ses bals, ses rues en pente où se sont succédé toutes les vagues d’arrivants, auvergnats, arméniens, juifs tunisiens, chinois de Wenzhou. Aux Folies est le carrefour de cette histoire : on y entend dix langues en une heure de terrasse, et la rue Dénoyez voisine, couverte de fresques, sert de galerie d’art à ciel ouvert. Le passage adjacent porte d’ailleurs le nom de passage des Folies.
Le rituel du soir : un demi en terrasse au coucher du soleil, quand la rue de Belleville s’embrase et que le quartier entier semble descendre la colline pour trinquer.
Ce qu’il faut goûter Aux Folies
- Le demi en terrasse, institution bellevilloise
- Le café du comptoir, au zinc historique
- L’apéritif du soir face à la rue Dénoyez et ses fresques
- Le pastis des grandes tablées d’été
Y aller
Aux Folies, 8 rue de Belleville, 75020 Paris. Métro Belleville (lignes 2 et 11). Ouvert tous les jours, du matin à tard le soir. Sans réservation : la terrasse se joue des coudes. Comptez de 5 à 15 €.
Il servait de buvette aux Folies-Belleville, le café-concert voisin qui fit chanter le quartier jusqu’aux années 1930.
La légende bellevilloise l’affirme : née selon la fable au 72 rue de Belleville, la petite Édith y aurait poussé ses premières chansons pour quelques pièces.
La rue Dénoyez et ses fresques, le passage des Folies et, à un quart d’heure, le petit musée Édith Piaf de Ménilmontant.