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SECRET PARISIEN

Paris, le mardi 8 septembre 2026

8e Arrt
rueRoyale
Bernardaud

Bernardaud, la porcelaine de Limoges à Paris

Comme Baccarat, Bernardaud n’est pas une maison parisienne : elle est née à Limoges, capitale française de la porcelaine, en 1863. La manufacture est alors fondée par Rémy Delinières ; Léonard Bernardaud y entre comme apprenti la même année, gravit tous les échelons, devient associé, puis rachète l’entreprise en 1900 et lui donne son nom. Quatre générations lui ont succédé sans interruption.

La porcelaine de Limoges doit tout à une découverte de 1768 : le kaolin de Saint-Yrieix-la-Perche, argile blanche indispensable à la pâte dure, jusque-là importée de Chine. La région en fit une industrie entière. Bernardaud y ajoute une intuition : dès les années 1900, la maison exporte massivement vers les États-Unis, où elle installera l’un des premiers réseaux commerciaux français.

Bernardaud et sa vitrine parisienne

La maison tient depuis longtemps son adresse de prestige au 11 rue Royale, entre la Madeleine et la Concorde, sur la même courte rue que Maxim’s, Ladurée et la cristallerie Saint-Louis. C’est là que se choisissent les services des tables parisiennes, ceux des palaces et des restaurants étoilés, et que la maison expose ses collaborations avec des artistes contemporains, de Jeff Koons à Michael Ray Charles.

Les repères de la maison Bernardaud

  • 1863 : fondation de la manufacture à Limoges ; Léonard Bernardaud y entre comme apprenti.
  • 1900 : Léonard Bernardaud rachète l’entreprise et lui donne son nom.
  • Le kaolin de Saint-Yrieix, découvert en 1768, à l’origine de la porcelaine de Limoges.
  • Vitrine parisienne au 11 rue Royale, 8e arrondissement.
  • Fondation Bernardaud à Limoges, dédiée à la céramique contemporaine.

Limoges, une ville bâtie sur une argile

La découverte de 1768 changea le destin d’une région entière. Jusque-là, la porcelaine dure venait de Chine et coûtait le prix de l’or ; l’Europe ne savait produire que de la faïence ou de la porcelaine tendre. Quand la femme d’un chirurgien de Saint-Yrieix rapporta chez elle une terre blanche dont elle voulait faire du savon, un apothicaire y reconnut le kaolin. En quelques décennies, Limoges comptait des dizaines de manufactures et exportait dans le monde entier.

Une porcelaine qui passe au four à 1400 degrés

La particularité de Limoges tient à la cuisson. La pâte dure, mélange de kaolin, de feldspath et de quartz, passe au four à près de 1400 degrés, température qui la vitrifie et lui donne cette blancheur translucide impossible à obtenir avec la faïence. Une assiette peut demander une vingtaine d’opérations et plusieurs passages au four, les décors à l’or étant cuits en dernier, à basse température, pour ne pas être détruits.

La place de la Madeleine et la rue Royale forment le quartier historique des arts de la table à Paris, de la Concorde aux traiteurs de luxe. L’adresse est épinglée sur notre carte de Paris.

Bernardaud est-elle une maison parisienne ?

Non : la manufacture a été fondée en 1863 à Limoges, capitale française de la porcelaine. Elle tient en revanche depuis longtemps une vitrine parisienne au 11 rue Royale, dans le 8e arrondissement.

Qui était Léonard Bernardaud ?

Un apprenti entré en 1863 dans la manufacture limougeaude de Rémy Delinières. Devenu associé, il en fit l’acquisition en 1900 et lui donna son nom. Quatre générations de la famille lui ont succédé.

Pourquoi la porcelaine vient-elle de Limoges ?

Parce que le kaolin, argile blanche indispensable à la porcelaine dure, fut découvert en 1768 à Saint-Yrieix-la-Perche, près de Limoges. La région développa alors une industrie entière autour de ce gisement.

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