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SECRET PARISIEN

Paris, le lundi 7 septembre 2026

2e Arrt
ruedes Petits-Champs
Passages couverts 2e arrondissement

La galerie Vivienne

4 rue des Petits-Champs, 75002 Paris

La galerie Vivienne à Paris, ses mosaïques et sa verrière
Photo : Benh LIEU SONG, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons

Si l’on ne devait en voir qu’une, ce serait celle-là. La galerie Vivienne est bâtie en 1823 par Louis-Auguste Marchoux, président de la chambre des notaires de Paris, sur les plans de l’architecte François-Jacques Delannoy. Inaugurée en 1826 sous le nom de galerie Marchoux, elle prend vite celui de la rue Vivienne. Son propriétaire ne visait rien de moins que la plus belle galerie de la capitale ; deux siècles plus tard, personne ne le conteste sérieusement.

Le décor est néoclassique et parle en symboles : guirlandes, cornes d’abondance, ancres, caducées, déesses en bas-relief, tout un vocabulaire à la gloire du commerce et de la réussite. Delannoy emploie les matériaux neufs de son temps, le fer et le verre, pour une verrière qui court sur 176 mètres entre la rue des Petits-Champs, la rue Vivienne et la rue de la Banque. Le sol est un tapis de mosaïques refaites au XIXe siècle par le mosaïste italien Facchina.

Où se trouve la galerie Vivienne sur le plan de Paris

Elle s’ouvre au 4 rue des Petits-Champs, dans le 2e arrondissement, à deux pas du Palais-Royal et de la Bibliothèque nationale, site Richelieu. Trois entrées y mènent, ce qui explique qu’on y entre souvent par hasard. La galerie communique presque avec sa voisine et rivale, la galerie Colbert : cinquante mètres séparent les deux, et l’une n’a jamais pardonné à l’autre. Le passage est épinglé sur notre carte de Paris.

Vidocq, l’ancien bagnard du numéro 13

Au 13, un escalier en colimaçon porte encore le nom d’escalier de Vidocq. Eugène-François Vidocq, forçat évadé devenu premier chef de la Sûreté, puis fondateur en 1833 du premier bureau de renseignements privé de France, s’installe à cette adresse vers 1840. On venait le consulter pour enquêter sur un débiteur ou un futur gendre. Balzac s’en inspira pour Vautrin ; le voisinage, lui, s’en méfiait poliment.

Ce qu’il faut regarder en passant

  • Les mosaïques au sol, signées Facchina, et leurs motifs géométriques usés par deux siècles de pas.
  • La rotonde à l’angle de la rue Vivienne, coiffée d’une coupole vitrée.
  • La librairie Jousseaume, au numéro 45, en place depuis 1826.
  • Le salon de thé A Priori Thé, sous la verrière, et le caviste Legrand Filles et Fils.
  • L’escalier de Vidocq, au 13, visible depuis la galerie.

Y aller et la visiter

  • Entrées : 4 rue des Petits-Champs, 6 rue Vivienne, 5 rue de la Banque.
  • Ouverte tous les jours, de 8 h 30 à 20 h 30 environ ; accès libre.
  • Métro Bourse ou Palais-Royal, Musée du Louvre.
  • Inscrite au titre des monuments historiques depuis 1974.

Poussez la porte un jour de pluie, quand la verrière tambourine et que les mosaïques luisent : c’est le meilleur moment. Le Palais-Royal, la galerie Colbert et la librairie Delamain tiennent dans un même quart d’heure de marche.

Quand la galerie Vivienne a-t-elle été construite ?

Elle a été bâtie en 1823 par le notaire Louis-Auguste Marchoux sur les plans de l’architecte François-Jacques Delannoy, et inaugurée en 1826. Elle porta d’abord le nom de galerie Marchoux.

Où se trouve la galerie Vivienne ?

Au 4 rue des Petits-Champs, dans le 2e arrondissement de Paris, avec d’autres entrées au 6 rue Vivienne et au 5 rue de la Banque, à deux pas du Palais-Royal.

Qu’est-ce que l’escalier de Vidocq ?

Un escalier en colimaçon situé au 13 de la galerie, où Eugène-François Vidocq, forçat évadé devenu chef de la Sûreté puis détective privé, installa ses bureaux vers 1840.