Balzac vivait ici sous un faux nom, « M. de Breugnol », pour semer ses créanciers, avec une porte dérobée ouvrant sur la rue du Roc, en contrebas. La Maison de Balzac, pavillon suspendu aux coteaux de Passy, est la seule de ses demeures parisiennes qui subsiste : il y vécut de 1840 à 1847 et y corrigea, à raison de dix-sept heures par jour, l’ensemble de La Comédie humaine.
Où se trouve la Maison de Balzac ? Repères sur le plan de Paris
47 rue Raynouard, 16e, métro Passy (6) ou RER C Radio France. Le jardin domine la Seine, tour Eiffel en ligne de mire. Épingle sur notre carte de Paris.
Une histoire : écrire pour rembourser
Ruiné par ses affaires d’imprimeur, Balzac loue ici cinq pièces modestes et s’y enferme, moine de l’écriture en robe de bure, soutenu par des litres de café. C’est à Passy qu’il révise l’œuvre entière, écrit La Rabouilleuse et Splendeurs et misères des courtisanes. Musée de la Ville de Paris depuis 1949, la maison a rouvert en 2019 avec un café en terrasse face au jardin.
Que voir ?
- Le cabinet de travail et la petite table sur laquelle tout fut écrit, « témoin de mes angoisses », disait-il.
- La cafetière de porcelaine à ses initiales, complice des nuits blanches.
- Manuscrits raturés et épreuves corrigées, vertigineux palimpsestes.
- La galerie des personnages : 2 000 figures de La Comédie humaine en portraits et caricatures.
Modalités, billets et infos pratiques
- Adresse : 47 rue Raynouard, 75016 Paris.
- Jours et horaires indicatifs : du mardi au dimanche, maisondebalzac.paris.fr.
- Billets : collections permanentes gratuites, expositions payantes.
- Durée conseillée : 1 h, café du jardin compris.
Nos conseils pour la visite
Venez pour le grand homme, restez pour le jardin : la terrasse face à la tour Eiffel est un secret de quartier. À dix minutes à pied, le musée du Vin occupe les anciennes caves de Passy, l’après-midi littéraire et gourmande idéale, avant de remonter vers le musée Clemenceau.
Oui, de 1840 à 1847, sous le pseudonyme de « M. de Breugnol » pour échapper à ses créanciers. C’est la seule de ses demeures parisiennes encore debout, devenue musée de la Ville de Paris.
Oui : comme les autres musées de la Ville de Paris, les collections permanentes sont en accès libre. Seules les expositions temporaires sont payantes.
Bâtie à flanc de coteau, elle s’ouvre rue Raynouard côté jardin et donnait aussi sur l’actuelle rue Berton en contrebas, la fameuse issue discrète qu’empruntait Balzac pour filer à l’anglaise.