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SECRET PARISIEN

Paris, le lundi 7 septembre 2026

Ponts 13e arrondissement

Passerelle Simone-de-Beauvoir

Passerelle Simone-de-Beauvoir, 75013 Paris

La passerelle Simone-de-Beauvoir entre Bercy et la BNF
Photo : Alexandre Duret-Lutz from Paris, France, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons

Elle ne ressemble à aucun autre pont de Paris. La passerelle Simone-de-Beauvoir, inaugurée en 2006, franchit la Seine d’un seul élan de 304 mètres sans poser une seule pile dans l’eau : deux courbes d’acier, l’une convexe, l’autre concave, se croisent en leur milieu pour former une lentille où l’on s’arrête, comme sur une place suspendue. Conçue par l’Autrichien Dietmar Feichtinger, elle fut la première passerelle parisienne à porter le nom d’une femme.

Où se trouve la passerelle Simone-de-Beauvoir ? Repères sur le plan de Paris

Entre le 12e et le 13e arrondissement, du parc de Bercy à la Bibliothèque nationale François-Mitterrand, métro Cour Saint-Émilion (14) ou Bibliothèque François-Mitterrand (14) ; le pont de Bercy est en aval. Épingle sur notre carte de Paris.

Une histoire : une lentille de 1 500 tonnes posée en une nuit

Le défi était double : relier deux quartiers neufs sans gêner la navigation, et franchir un dénivelé important entre les hautes berges de la BNF et le parc de Bercy. Feichtinger imagine une structure à double courbure permettant plusieurs cheminements, plat pour les personnes à mobilité réduite, en pente douce pour les autres. Les 1 500 tonnes d’acier furent assemblées à Alsthom en Alsace, acheminées par barge sur la Seine depuis Rouen, puis hissées en une seule nuit de janvier 2006 : Paris se coucha sans passerelle et se réveilla avec. Le plancher est de chêne, les garde-corps d’inox tressé ; la lentille centrale sert d’esplanade aux promeneurs, aux photographes et, l’été, aux danseurs de tango.

Que voir, que vivre ?

  • La lentille centrale, place suspendue au-dessus du fleuve : l’un des plus beaux points de vue de l’est parisien.
  • Les deux cheminements qui se croisent : montez par l’un, redescendez par l’autre.
  • La vue sur la Bibliothèque nationale, le parc de Bercy et le viaduc d’Austerlitz au loin.
  • Les guinguettes et péniches amarrées en contrebas, l’été.

Modalités et infos pratiques

  • Accès : piétons et vélos uniquement, libre en permanence, entièrement accessible.
  • Métro : ligne 14, Cour Saint-Émilion ou Bibliothèque François-Mitterrand.
  • Moment idéal : au coucher du soleil, quand l’acier rosit et que la BNF s’allume.

Petites histoires et grandes anecdotes

Le nom fit débat : la Ville souhaitait honorer une femme, et le choix de Simone de Beauvoir, à l’occasion du centenaire de sa naissance en 2008, scella une évidence, tant Paris comptait alors de ponts masculins et aucun féminin. Les ingénieurs, eux, se souviennent surtout du convoi fluvial : la structure, trop large pour certains ponts, dut être positionnée au centimètre près à marée basse de Seine. Et les habitués savent que la passerelle vibre légèrement sous les pas, effet volontaire de sa souplesse : ceux qui la traversent en courant disent y sentir « respirer le fleuve ».

Nos conseils pour la visite

Traversez au crépuscule depuis Bercy vers la BNF, en vous arrêtant longuement sur la lentille centrale. Prolongez par les jardins de la Bibliothèque nationale, ou redescendez sur les berges vers le pont de Bercy et ses arcades : en une heure, vous aurez parcouru deux siècles d’ingénierie parisienne, de la pierre à l’acier.

Qu’a de particulier la passerelle Simone-de-Beauvoir ?

Elle franchit la Seine sur 304 mètres sans aucune pile dans l’eau, grâce à deux courbes d’acier inversées qui se croisent au centre en formant une « lentille », véritable place suspendue. Elle est réservée aux piétons et aux vélos.

Qui a conçu la passerelle Simone-de-Beauvoir ?

L’architecte-ingénieur autrichien Dietmar Feichtinger, lauréat du concours ; la structure de 1 500 tonnes fut fabriquée en Alsace, acheminée par barge sur la Seine et hissée en place en une seule nuit de janvier 2006.

Pourquoi ce nom de Simone de Beauvoir ?

Pour honorer l’écrivaine et philosophe à l’approche du centenaire de sa naissance (2008), et parce qu’aucun pont parisien ne portait alors de nom de femme. La passerelle relie d’ailleurs la Bibliothèque nationale au parc de Bercy.