La galerie Colbert
6 rue des Petits-Champs, 75002 Paris
La galerie Colbert naît d’une rivalité. Ouverte en 1826, à quelques mètres de la galerie Vivienne inaugurée la même année, elle est bâtie dans un seul but : lui faire concurrence. Son propriétaire mise sur le décor et sur un coup de théâtre architectural, une rotonde de dix-neuf mètres de diamètre coiffée d’une coupole vitrée, au croisement de deux bras de galerie.
Au centre de cette rotonde trônait un objet fameux, un candélabre de bronze portant une couronne de sept globes de cristal éclairés au gaz, que les Parisiens surnommaient le cocotier lumineux. Sous la monarchie de Juillet, on s’y donnait rendez-vous. Le cocotier a disparu ; à sa place se dresse aujourd’hui l’Eurydice mourante, marbre sculpté en 1822 par Charles-François Nanteuil, venu du jardin du Palais-Royal.
Où se trouve la galerie Colbert dans Paris
Elle s’ouvre au 6 rue des Petits-Champs et au 4 rue Vivienne, dans le 2e arrondissement, adossée au site Richelieu de la Bibliothèque nationale. C’est là toute son originalité actuelle : la galerie appartient à la BnF et abrite l’Institut national d’histoire de l’art, l’INHA, ainsi que des salles de cours et une bibliothèque de recherche. Le passage est épinglé sur notre carte de Paris.
Une galerie reconstruite à l’identique
Ce que l’on voit n’est pas tout à fait d’origine. Laissée à l’abandon puis gravement dégradée, la galerie a été presque entièrement reconstruite entre 1985 et 1986, colonnes, verrière et rotonde comprises, à partir des relevés anciens. La restitution, longtemps débattue par les défenseurs du patrimoine, a au moins sauvé le lieu de la démolition. De 2022 à 2025, l’INHA l’a de nouveau réaménagée pour l’ouvrir davantage au public.
Ce qu’il faut regarder en passant
- La rotonde et sa coupole de verre, l’un des plus beaux volumes intérieurs du quartier.
- L’Eurydice mourante de Charles-François Nanteuil, au centre.
- Les colonnes cannelées à chapiteaux et les globes lumineux.
- Le Grand Colbert, brasserie 1900 à l’angle de la rue Vivienne.
- La salle Labrouste, à côté, dans le site Richelieu de la BnF.
Y aller et la visiter
- Entrées : 6 rue des Petits-Champs et 4 rue Vivienne, 2e.
- Accès libre aux horaires d’ouverture de l’INHA, en semaine.
- Métro Bourse ou Palais-Royal, Musée du Louvre.
- Inscrite au titre des monuments historiques.
Entrez par la rue Vivienne, traversez, et ressortez cinquante mètres plus loin dans la galerie Vivienne : les deux rivales de 1826 se visitent en dix minutes. La BnF Richelieu et le Palais-Royal complètent la promenade.
Pour concurrencer la galerie Vivienne, ouverte la même année 1826 à quelques mètres de là. Son propriétaire misa sur un décor spectaculaire et sur une rotonde sous coupole vitrée.
Une statue d’Eurydice mourante, marbre sculpté en 1822 par Charles-François Nanteuil et provenant du jardin du Palais-Royal. Elle a remplacé le candélabre à sept globes de cristal surnommé le cocotier lumineux.
Oui, librement aux heures d’ouverture. Elle appartient à la Bibliothèque nationale de France et abrite l’Institut national d’histoire de l’art, avec des salles de cours et une bibliothèque de recherche.