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SECRET PARISIEN

Paris, le jeudi 17 septembre 2026

5e Arrt
rueCuvier
Jardins 5e arrondissement

Le Jardin des Plantes

57 rue Cuvier, 75005 Paris

Les parterres fleuris du Jardin des Plantes au printemps, avec une statue au centre de la grande perspective
Diego Delso, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Ce n’est pas un jardin de la Ville : le Jardin des Plantes appartient à l’État, et plus précisément au Muséum national d’histoire naturelle, qui fête en 2026 les quatre cents ans de sa fondation. Vingt-quatre hectares entre la Seine et la rue Geoffroy-Saint-Hilaire, des serres, des galeries, une ménagerie et des arbres plantés sous Louis XV : le jardin, lui, s’ouvre gratuitement tous les jours de l’année.

Où se trouve le Jardin des Plantes ? Repères sur le plan de Paris

L’entrée principale est au 57, rue Cuvier, dans le 5e arrondissement ; d’autres portes ouvrent place Valhubert, du côté de la Seine, rue Geoffroy-Saint-Hilaire devant la Grande Galerie de l’Évolution, et rue Buffon. Métro 5, 7 et 10 à Gare d’Austerlitz, Censier-Daubenton ou Jussieu, RER C à Austerlitz, et même un arrêt de Batobus au pied du jardin.

Le quartier va avec : la Grande Mosquée de Paris fait face à la rue Geoffroy-Saint-Hilaire, les arènes de Lutèce sont à dix minutes, et la gare d’Austerlitz borde la place Valhubert.

Une histoire : du jardin royal au Jardin des Plantes

Un édit de Louis XIII crée en 1626 le Jardin royal des plantes médicinales, obtenu par son médecin Guy de La Brosse. Un second édit, le 15 mai 1635, l’installe entre la Bièvre et l’actuelle rue Geoffroy-Saint-Hilaire. Le jardin ouvre au public en 1640, avec des leçons de botanique, de chimie et d’anatomie données en français et non en latin : c’est ce qui fait aussitôt son succès.

Buffon, intendant de 1739 à 1788, double la surface du jardin, l’étend jusqu’à la Seine, fait construire la gloriette au sommet du labyrinthe et l’amphithéâtre de Verniquet. Le 10 juin 1793, la Convention transforme le Jardin royal et le cabinet d’histoire naturelle en Muséum ; la Ménagerie ouvre l’année suivante, et reste l’un des plus anciens zoos du monde.

Le XIXe siècle donne au jardin ses architectures de fer et de verre : les serres de Charles Rohault de Fleury dans les années 1830, la galerie de Minéralogie, puis les galeries de Jules André, dont la galerie de zoologie achevée en 1889, quelques semaines après la tour Eiffel, et la galerie de Paléontologie de Ferdinand Dutert, inaugurée en 1898. L’entre-deux-guerres y ajoute le grand jardin d’hiver Art déco de l’architecte René Berger, avec son rocher de quinze mètres. Les serres, restaurées entre 2005 et 2010, se visitent aujourd’hui au nombre de quatre.

Ce qu’il faut voir au Jardin des Plantes

  • Le cèdre du Liban planté en 1734 à la demande de Bernard de Jussieu, au pied du labyrinthe.
  • La gloriette de Buffon, bâtie en 1786 et 1787 d’après les dessins de Verniquet, que le Muséum donne pour la plus ancienne construction métallique de Paris.
  • Les Grandes Serres : forêts tropicales humides sous le rocher de René Berger, déserts et milieux arides, Nouvelle-Calédonie, histoire des plantes.
  • La grande perspective et ses carrés bordés de platanes taillés, face à la Grande Galerie de l’Évolution.
  • L’École de botanique, près d’un hectare, quelque 2 400 taxons rangés par familles et rafraîchie en 2026.
  • Le pistachier du jardin alpin, sur lequel Sébastien Vaillant démontra en 1715 la sexualité des végétaux.

Modalités et infos pratiques

Le jardin est gratuit et ouvert tous les jours : de 7 h 30 à 20 heures jusqu’à fin septembre, de 8 heures à 18 h 30 en octobre, et jusqu’à 17 h 30 l’hiver. Les autres sites sont payants : neuf euros les Grandes Serres, fermées le mardi, treize euros la ménagerie, de dix à seize euros la Grande Galerie de l’Évolution. La galerie de Paléontologie et d’Anatomie comparée est fermée pour travaux depuis janvier 2026, avec une réouverture annoncée courant 2027.

Le jardin alpin, en contrebas, ferme de novembre à mars, et le jardin écologique ne se visite qu’en visite guidée, sur réservation. Pour les 400 ans du Muséum, la programmation court toute l’année 2026, et la Grande Galerie accueille à partir de la fin septembre une exposition de plus de trois cents œuvres.

Le saviez-vous ? Le cèdre et le chapeau

La légende veut que Bernard de Jussieu ait rapporté d’Angleterre deux jeunes cèdres et, le pot s’étant brisé en route, qu’il ait fini le voyage en les portant dans son chapeau. Le Muséum raconte l’histoire au conditionnel : c’est une jolie tradition, pas un fait établi. Le second cèdre, offert à l’intendant des finances Trudaine, a été abattu par un orage en 1935.

Autre précision que l’institution apporte elle-même : le plus vieil arbre de Paris n’est pas ici. Le robinier du square René-Viviani, un peu plus à l’ouest au bord de la Seine, est plus âgé que celui du Jardin des Plantes, et passe pour le doyen de la capitale.

Le Jardin des Plantes est-il gratuit ?

Oui, le jardin et ses allées sont en accès libre tous les jours de l’année. Les Grandes Serres, la ménagerie et les galeries du Muséum, elles, sont payantes.

Quel est le plus vieil arbre du Jardin des Plantes ?

Le cèdre du Liban planté en 1734 à la demande de Bernard de Jussieu, que le Muséum présente comme le plus ancien de son espèce en France. Le doyen des arbres parisiens, lui, pousse au square René-Viviani.

Quand le Jardin des Plantes a-t-il été créé ?

Un édit de Louis XIII le fonde en 1626 comme Jardin royal des plantes médicinales ; un second édit, en 1635, l’installe à son emplacement actuel, et il ouvre au public en 1640. Le Muséum, lui, naît d’un décret de 1793.

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