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SECRET PARISIEN

Paris, le lundi 7 septembre 2026

9e Arrt
rueRicher
Salles de spectacle 9e arrondissement

Folies Bergère

32 rue Richer, 75009 Paris

L'enseigne Art déco des Folies Bergère
Photo : William Jexpire, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Avant Broadway, il y eut la rue Richer. Ouvertes en 1869, les Folies Bergère sont le premier music-hall de Paris : un lieu où l’on pouvait boire, fumer, circuler et regarder des numéros venus du monde entier, acrobates, chanteuses, magiciens, sans respecter le silence des théâtres. Manet en fit son dernier chef-d’œuvre, Un bar aux Folies Bergère, et une jeune Américaine de dix-neuf ans y inventa, un soir de 1926, la plus célèbre danse du siècle.

Où se trouvent les Folies Bergère ? Repères sur le plan de Paris

Au 32 rue Richer, 9e arrondissement, métro Cadet ou Grands Boulevards (7, 8, 9), à cinq minutes du musée Grévin et du Bouillon Chartier. Épingle sur notre carte de Paris.

Une histoire : des Folies très sérieuses

Le nom vient de la rue Bergère voisine, les « folies » désignant ces maisons de plaisir champêtres du XVIIIe siècle. La formule fait fureur : la Loïe Fuller y tourbillonne dans ses voiles électriques, Charlie Chaplin, W.C. Fields et Stan Laurel s’y produisent la même saison 1911, et le 2 octobre 1926, Joséphine Baker descend un escalier vêtue de sa ceinture de seize bananes : la Revue nègre devient un mythe, la France adopte sa plus grande étoile. En 1926 toujours, la façade se pare de son immense bas-relief Art déco doré, la danseuse russe Lila Nikolska figée dans son élan par Maurice Pico.

Que voir ?

  • La façade Art déco de 1926 et sa danseuse dorée, l’une des plus photogéniques de Paris.
  • La salle à l’italienne de 1 600 places, rouge profond, restaurée dans son jus.
  • Les revues et comédies musicales à l’affiche, héritières d’un siècle et demi de plumes.
  • Le souvenir de Manet : son bar est au Courtauld de Londres, mais le comptoir vit toujours.

Modalités et infos pratiques

  • Spectacles : comédies musicales, concerts et humour ; billets de 30 à 120 euros environ.
  • Site : foliesbergere.com.
  • Métro : Cadet (7), Grands Boulevards (8, 9).

Petites histoires et grandes anecdotes

La maison cultive une superstition unique au monde : depuis 1886, les titres des revues comptent treize lettres et contiennent le mot « folie » autant que possible, gage de succès jamais démenti. Autre trait d’époque : c’est ici que le strass et le porte-jarretelles conquirent la scène française, sous l’œil des « promenoirs » où Maupassant situait ses chroniques. Et Joséphine Baker, devenue résistante puis panthéonisée, garda toute sa vie une tendresse pour l’escalier de ses débuts.

Nos conseils pour la visite

Même sans billet, faites le détour au crépuscule : la danseuse dorée s’embrase à la tombée des lumières, à hauteur d’objectif. En soirée, enchaînez avec la formule des Grands Boulevards : dîner chez Chartier, spectacle rue Richer, dernier verre au Café de la Paix. Le 9e n’a rien perdu de sa fièvre de 1900.

Pourquoi les Folies Bergère sont-elles célèbres ?

Premier music-hall de Paris (1869), elles ont vu naître la revue à grand spectacle, inspiré Un bar aux Folies Bergère de Manet et lancé Joséphine Baker, dont la danse en ceinture de bananes du 2 octobre 1926 fit le tour du monde.

D’où vient le nom des Folies Bergère ?

De la rue Bergère toute proche : au XVIIIe siècle, une « folie » désignait une maison de plaisir entourée de verdure. Le music-hall a gardé le mot, et en a même fait une superstition : ses titres de revues comptent traditionnellement treize lettres.

Que joue-t-on aujourd’hui aux Folies Bergère ?

Des comédies musicales, des concerts et des one-man-shows dans la salle historique de 1 600 places. La façade Art déco et sa danseuse dorée de 1926 se admirent librement depuis la rue Richer.