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SECRET PARISIEN

Paris, le mardi 8 septembre 2026

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Maje

Maje, la naissance d’une marque de deux sœurs

La rue des Francs-Bourgeois dans le Marais, quartier des boutiques Maje
Jeanne Menjoulet from Paris, France, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

Maje naît à Paris en 1998, fondée par Judith Milgrom. Née à Casablanca dans une famille de six enfants, arrivée en France adolescente, elle a passé dix ans à travailler aux côtés de sa sœur, Évelyne Chetrite, qui avait créé Sandro quatorze ans plus tôt. Le nom de la marque est un acronyme composé à partir des initiales de proches, façon discrète d’inscrire la famille dans l’enseigne.

Son idée est celle d’un créneau qui n’existait pas vraiment : des vêtements dessinés comme du créateur mais vendus au prix du prêt-à-porter, avec des collections renouvelées souvent, une identité forte et des boutiques soignées. On parlera plus tard de luxe accessible, et la formule fera école bien au-delà de la France. Les premières boutiques Maje ouvrent à Paris en 2000.

Maje, une marque née dans le Marais

Comme Sandro, Maje s’installe d’abord dans le Marais, autour de la rue des Francs-Bourgeois et de la rue Vieille-du-Temple, quartier qui devient au tournant des années 2000 le laboratoire du commerce de mode parisien. Ce périmètre, alors bordé d’hôtels particuliers du XVIIe siècle et de vieilles boutiques, se transforme en quelques années en la plus dense concentration d’enseignes de créateurs de la capitale, ouverte le dimanche, ce qui était encore rare.

Les repères de la maison Maje

  • 1998 : création par Judith Milgrom, après dix ans passés chez Sandro.
  • 2000 : ouverture des premières boutiques parisiennes.
  • Le nom, acronyme formé des initiales de proches de la fondatrice.
  • 2010 : rapprochement avec Sandro au sein du groupe SMCP.
  • Une présence dans plus de quarante pays.

Ce qui distingue le vestiaire Maje

Là où sa sœur cultive la rigueur, Judith Milgrom joue la douceur et le mouvement : robes courtes à volants, tricots fins, cuirs souples, imprimés fleuris, une palette plus large et un goût assumé du détail décoratif. La marque produit une dizaine de collections par an plutôt que deux, rythme emprunté à la distribution rapide mais appliqué à des matières et des finitions de meilleure facture. C’est ce compromis, tenu depuis vingt-cinq ans, qui a fait son succès international.

Deux sœurs, deux marques, un même groupe

L’histoire est rare dans la mode : deux sœurs fondent chacune leur marque, à quatorze ans d’écart, avec des vestiaires distincts, l’une plus féminine et bohème, l’autre plus stricte et parisienne, et se retrouvent réunies en 2010 dans le même groupe, SMCP, aux côtés de Claudie Pierlot. Les deux fondatrices ont continué à diriger séparément la création de leur maison, chacune revendiquant son territoire, ce qui explique que les deux enseignes ne se ressemblent toujours pas.

La rue des Francs-Bourgeois traverse le Marais du musée Carnavalet aux Archives nationales, entre hôtels particuliers et boutiques. Le BHV est à cinq minutes, et l’adresse est épinglée sur notre carte de Paris.

Qui a fondé la marque Maje ?

Judith Milgrom, en 1998 à Paris, après avoir travaillé dix ans avec sa sœur Évelyne Chetrite, fondatrice de Sandro. Les premières boutiques Maje ont ouvert en 2000.

Que signifie le nom Maje ?

C’est un acronyme formé à partir des initiales de proches de la fondatrice. Judith Milgrom a choisi ce nom court pour inscrire discrètement sa famille dans l’enseigne.

Maje et Sandro appartiennent-elles au même groupe ?

Oui, depuis 2010, au sein du groupe SMCP qui réunit également Claudie Pierlot. Les deux marques restent dirigées séparément sur le plan de la création par les deux sœurs qui les ont fondées.

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