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SECRET PARISIEN

Paris, le jeudi 17 septembre 2026

2e Arrt
rueDaunou
Bars 2e arrondissement

Divine House

21 rue Daunou, 75002 Paris

Le mur de bouteilles d'un comptoir de bar, en enfilade
Photo : Eaters Collective, CC0, via Wikimedia Commons

Au premier coup d’œil, c’est un pub londonien de mille mètres carrés sur quatre niveaux, ouvert de huit heures du matin à deux heures. Il faut repérer dans la salle une porte miroitée, la pousser et descendre : la Divine House occupe le sous-sol, dans un décor entièrement habillé de tartan signé Laura Gonzalez.

La Divine House et ses deux adresses

Voici le genre de détail qui envoie un lecteur à la mauvaise porte. Les guides donnent presque tous le 11 bis rue Volney. L’établissement, lui, publie le 21 rue Daunou. Les deux points existent dans la base d’adresses de l’État, et ils sont distants d’environ quatorze mètres : c’est le même immeuble d’angle, pris par ses deux façades.

L’adresse à retenir est donc celle de la maison, le 21 rue Daunou, dans le 2e arrondissement, quartier Gaillon. Rien n’atteste que l’entrée se fasse côté Volney, et rien ne l’exclut. Ce genre d’ambiguïté est banal pour les immeubles d’angle parisiens, et il suffit d’un guide recopié pour la fixer dans le marbre.

Une rue percée sur un ministère

La rue Volney, elle, a une histoire courte et nette : cent trente-quatre mètres, douze mètres de large, et un tracé percé sur l’emplacement de l’ancien ministère des Affaires étrangères. Elle s’est appelée rue Saint-Arnaud jusqu’à un décret du 31 octobre 1855. La rue Daunou, perpendiculaire, porte le nom d’un historien et législateur du tournant du XIXe siècle.

  • Le Public House a ouvert le 26 mars 2024, après dix-huit mois de travaux.
  • Il succède à l’American Dream, bar-restaurant qui occupait les lieux.
  • Le décor, salle et sous-sol, est de la décoratrice Laura Gonzalez.
  • La carte de cocktails est attribuée aux frères Venning, du bar londonien Three Sheets.
  • Le chef britannique Calum Franklin est associé au projet.
  • L’établissement appartient au groupe Bertrand.

Ce qui appartient au bar, et ce qui ne lui appartient pas

Une précaution s’impose sur les palmarès. Le bar a accueilli en résidence une maison barcelonaise classée quatrième au classement mondial de 2025, et sa carte est signée d’une équipe londonienne elle-même distinguée. Ces titres sont ceux des invités, pas de la Divine House, qui n’a à ce jour aucune distinction propre. La résidence barcelonaise s’est d’ailleurs achevée au printemps 2026.

Comme souvent avec les bars cachés, la maison mère ne consacre aucune page propre à son sous-sol : pas d’horaires, pas de carte en ligne. Ceux du Public House, huit heures à deux heures tous les jours, ne sont pas forcément ceux du bar. Il faut demander.

Le saviez-vous ? Deux comptoirs sur le même trottoir

À seize numéros de là, au 5 de la même rue Daunou, le Harry’s New York Bar sert depuis 1911 dans un décor démonté à Manhattan et remonté ici. Une rue de deux cent douze mètres, deux bars à cocktails, et plus d’un siècle d’écart : le quartier de l’Opéra a la mémoire longue en la matière.

Un dernier mot pour éviter la confusion la plus facile. Il existe à Paris un autre bar nommé Divine, rue d’Hauteville dans le 10e. Ce n’est pas le même établissement, et les cartes, les horaires et les photographies des deux maisons circulent parfois mêlées. Le Café de la Paix, à cinq minutes, reste le point de repère le plus sûr du quartier.

Quelle est la bonne adresse de la Divine House ?

Le 21 rue Daunou, dans le 2e arrondissement, adresse que publie l’établissement lui-même. Le 11 bis rue Volney, que donnent plusieurs guides, désigne la seconde façade du même immeuble d’angle, à quatorze mètres de là.

Comment accède-t-on au bar ?

Par une porte miroitée repérée dans la salle du Public House, puis un escalier vers le sous-sol. Aucun mot de passe n’est attesté, et aucune source ne précise où se trouve exactement cette porte.

À ne pas confondre avec quel autre bar ?

Avec le Divine, bar à cocktails du 61 rue d’Hauteville, dans le 10e, qui n’a aucun rapport. Les deux noms se ressemblent, les adresses et les horaires ne sont pas les mêmes.

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