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SECRET PARISIEN

Paris, le lundi 7 septembre 2026

8e Arrt
avenuedes Champs-Élysées
Salles de spectacle 8e arrondissement

Le Lido

116 bis avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris

La fête nautique du Lido des Champs-Élysées en 1933
Photo : Agence Rol. Agence photographique (commanditaire), Public domain, via Wikimedia Commons

Sous le trottoir le plus célèbre du monde s’est cachée une plage. Dans les années folles, les arcades du Lido abritaient piscine à vagues, sables fins et gondoles d’inspiration vénitienne : on y donnait des fêtes nautiques en plein Paris, d’où le nom emprunté au Lido de Venise. En 1946, les frères Clerico transforment le lieu en cabaret : le Lido inventera le dîner-spectacle moderne et régnera un demi-siècle sur les nuits des Champs-Élysées.

Où se trouve le Lido ? Repères sur le plan de Paris

Au 116 bis avenue des Champs-Élysées, 8e arrondissement, métro George V (1), à cinq minutes de l’Arc de triomphe et du Crazy Horse de l’avenue George-V. Épingle sur notre carte de Paris.

Une histoire : des vagues, des plumes, des violons

L’âme du Lido eut longtemps un nom : Miss Bluebell, Irlandaise de fer née Margaret Kelly, qui créa et dirigea les Bluebell Girls, danseuses d’un mètre soixante-quinze minimum, discipline de ballet et plumes jusqu’au ciel. Édith Piaf, Marlene Dietrich ou Elton John se produisirent entre deux revues ; les têtes couronnées y avaient leurs tables. En 1977, le cabaret traversa l’avenue pour le 116 bis et sa salle en gradins à la machinerie spectaculaire, ascenseurs de scène et piste à transformations. En 2022, changement d’ère : repris par le groupe Accor, le lieu devient Lido 2 Paris, théâtre musical à l’anglo-saxonne ; les plumes s’inclinent, les comédies musicales (Cabaret en tête) prennent la scène. Une mue, pas un oubli : la façade et la légende restent.

Que voir ?

  • Les comédies musicales à grand spectacle de la nouvelle programmation, dans la salle en gradins de 1977.
  • Les arcades des Champs-Élysées, vestige du Lido balnéaire de 1929, mosaïques et lumières douces.
  • Le souvenir des Bluebell Girls, dont les costumes ont rejoint musées et ventes aux enchères.

Modalités et infos pratiques

  • Spectacles : comédies musicales en soirée, matinées le week-end ; billets de 30 à 130 euros environ.
  • Site : lido2paris.com.
  • Métro : George V (1), sortie côté pair de l’avenue.

Petites histoires et grandes anecdotes

Aux grandes heures balnéaires, on organisait dans la piscine des « courses aux ombrelles » et des élections de naïades : la photographie de 1933 qui illustre cette fiche en garde la trace. Miss Bluebell, elle, resta cheffe de troupe jusqu’à plus de quatre-vingts ans, imposant aux danseuses le fameux « sourire Bluebell » même dans les escaliers de service ; la BBC en fit une série. Et lors de la dernière revue à plumes, en juillet 2022, les habitués jurent que l’avenue entière a retenu son souffle.

Nos conseils pour la visite

Prenez une matinée de week-end pour découvrir la salle sans la cohue du soir, puis remontez l’avenue vers l’Arc de triomphe au couchant. Les nostalgiques des revues classiques traverseront la Seine vers le Paradis Latin ou fileront au Moulin Rouge : à Paris, les plumes ne meurent jamais, elles changent d’adresse.

Le Lido propose-t-il encore sa revue avec les Bluebell Girls ?

Non : la dernière revue à plumes s’est achevée en juillet 2022, avec la reprise du lieu par le groupe Accor. Devenu Lido 2 Paris, il programme désormais des comédies musicales à grand spectacle, dans la salle historique du 116 bis Champs-Élysées.

D’où vient le nom du Lido ?

Du Lido de Venise : dans les années 1920, les arcades abritaient un établissement balnéaire avec piscine à vagues, sable et gondoles, où l’on donnait des fêtes nautiques. Le cabaret fondé en 1946 par les frères Clerico a hérité du nom et du goût de la fête.

Qui étaient les Bluebell Girls ?

La troupe de danseuses fondée par Miss Bluebell (Margaret Kelly) : un mètre soixante-quinze minimum, formation classique et discipline légendaire. Elles firent la gloire du Lido pendant plus d’un demi-siècle et inspirèrent les revues du monde entier.