Ici, la viande est une invitée rare. Divellec sert le poisson et le crustacé au bord de l’esplanade des Invalides depuis 1983, et le guide Michelin lui accorde une étoile dans la catégorie poissons et fruits de mer. Attention toutefois avant de réserver : la maison est fermée pour travaux au 16 septembre 2026, et sa réouverture est annoncée pour ce mois-ci sans jour précis.
Où se trouve le restaurant Divellec ? Repères sur le plan de Paris
Au 18, rue Fabert, dans le 7e arrondissement, à l’angle de la rue de l’Université, le long de l’esplanade des Invalides. C’est la table la mieux desservie de ce quartier : métro 8 et 13 à Invalides, RER C à Invalides, bus 28, 63, 69, 83, 87 et 93, et les noctambules N01 et N02 au Pont-Alexandre-III.
Une curiosité d’adresse : le restaurant s’annonce rue Fabert, mais son siège social est déclaré au 107, rue de l’Université. Même immeuble, deux façades, deux adresses, et pas le moindre déménagement. Le musée Rodin est à sept minutes de marche.
Une histoire : Jacques Le Divellec, de La Rochelle à la rue Fabert
Il est né à Paris en 1932, dans le 7e arrondissement, à quelques rues de là où il finira par s’installer. Formé au lycée hôtelier de Clermont-Ferrand, il fait son service dans la Marine et devient cuisinier du maréchal Juin à Fontainebleau. En 1955, il entre au Grand Véfour. Trois ans plus tard, il achète à La Rochelle un café-hôtel-restaurant qu’il rebaptise Le Yachtman : première étoile en 1962, deuxième en 1976.
Paris vient en 1983. Le Divellec, avec article, ouvre le 1er septembre, et la société qui l’exploite porte encore aujourd’hui ce numéro d’immatriculation : elle n’a jamais été liquidée, elle a changé de mains. La maison devient une cantine du monde politique pendant trois décennies. Son fondateur publie La Cuisine de la mer en 1982, son autobiographie en 2002, et un Larousse des poissons, coquillages et crustacés en 2003, élu meilleur livre de poissons au monde par un jury réuni à Barcelone l’année suivante.
Il se retire en 2013, la maison ferme. Elle rouvre le 21 septembre 2016 sous le nom de Divellec, sans article, reprise par Mathieu Pacaud, fils de Bernard Pacaud, le chef de L’Ambroisie ; le décor est confié à l’agence Studio KO, qui installe le rotin, la laque bleue et les palmiers. L’étoile revient dès le millésime suivant. Jacques Le Divellec meurt à Issy-les-Moulineaux le 13 juin 2024, à quatre-vingt-onze ans.
La table : ce qu’on vient manger chez Divellec
- La sole meunière de petit bateau, le plat que le guide cite en premier.
- L’aïoli de cabillaud et légumes de saison.
- Les langoustines grillées à l’estragon.
- Une carte qui se compose au gré de la marée, et non à date fixe.
- Avant la fermeture, un menu de déjeuner en semaine autour de cinquante euros, et un menu découverte en quatre services à quatre-vingt-dix euros.
- En cuisine, la cheffe Margot Bourgeois, annoncée en 2025, ancienne banquière passée par l’école Cuisine Mode d’Emploi(s) puis par les fourneaux d’Apicius.
Modalités et infos pratiques
Tant que les travaux durent, l’équipe reçoit midi et soir dans les jardins du restaurant Apicius, la table du même chef. La réservation se fait par téléphone ou par courriel. Les horaires affichés sur la fiche du guide, identiques sept jours sur sept, décrivent l’exploitation d’avant la fermeture : mieux vaut ne pas s’y fier pour la réouverture.
Les prix de la nouvelle carte ne sont pas publiés, pas plus que le nom de l’architecte du nouveau décor. Michelin classe la maison dans sa catégorie la plus haute, celle où le guide écrit « faire une folie ». Un appel avant de venir reste, cette saison, le meilleur des conseils.
Le saviez-vous ? Une étoile qui survit à la fermeture
La fiche du guide 2026 porte en même temps la distinction une étoile et la mention « fermé temporairement ». C’est rare : le guide retire d’ordinaire de sa sélection les maisons qui n’ouvrent pas. Autre curiosité, la raison sociale enregistrée au greffe écrit le nom avec un seul L, coquille officielle qui survit depuis 1983.
Deux étoiles ont brillé sur cette maison, mais pas celle-ci : elles appartiennent au Yachtman de La Rochelle et à la première vie parisienne du fondateur. La maison d’aujourd’hui en a une. Quant à la rue Fabert, elle s’est d’abord appelée rue d’Austerlitz, avant de prendre le nom du maréchal Abraham Fabert par décret du 24 août 1864, à cause du voisinage des Invalides.
Il est fermé pour travaux depuis le printemps 2026, avec une réouverture annoncée pour septembre 2026 sans date précise. En attendant, l’équipe reçoit dans les jardins du restaurant Apicius, midi et soir.
Une étoile au guide Michelin France 2026, en poissons et fruits de mer. Fait rare, la maison a conservé sa distinction pendant sa fermeture : la fiche du guide porte l’étoile et la mention « fermé temporairement ».
Un cuisinier né à Paris en 1932, passé par Le Grand Véfour puis installé à La Rochelle, où son Yachtman obtint deux étoiles. Il ouvrit sa maison parisienne en 1983, se retira en 2013 et mourut en juin 2024.
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