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SECRET PARISIEN

Paris, le jeudi 17 septembre 2026

Jardins 12e arrondissement

Le Parc floral de Paris

Route de la Pyramide, 75012 Paris

Des dahlias jaunes et roses en fleurs devant les pins du Parc floral de Paris
Guilhem Vellut, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

Il est le plus jeune des grands jardins parisiens, et le plus botaniste. Le Parc floral de Paris occupe une trentaine d’hectares d’anciens terrains militaires du bois de Vincennes, sortis de terre en quinze mois pour les Floralies internationales de 1969. On y vient pour les dahlias de septembre, les iris de mai, la pinède, et pour les concerts que l’été installe entre les pavillons.

Où se trouve le Parc floral de Paris ? Repères sur le plan de Paris

Dans le bois de Vincennes, route de la Pyramide, 12e arrondissement. L’accès le plus simple est le métro 1 jusqu’à Château de Vincennes, puis l’esplanade du château, dix minutes à pied ; les bus 112 et 201 s’arrêtent à Pyramide-Parc Floral, devant l’entrée, et le RER A dessert Vincennes. Deux entrées fonctionnent, celle du château et celle des Nymphéas.

Le parc est l’un des quatre sites du Jardin botanique de Paris, avec l’arboretum de l’École Du Breuil, le parc de Bagatelle et le jardin des serres d’Auteuil, réunis depuis 1998.

Une histoire : le Parc floral de Paris, né des Floralies

Avant le parc, il y avait l’armée : les terrains de la Pyramide et de la Cartoucherie occupaient cette partie du bois. En septembre 1967, la Ville lance le chantier ; quinze mois plus tard, en avril 1969, le parc ouvre pour les troisièmes Floralies internationales, une exposition horticole qui réunit des pays du monde entier. Les vingt-huit pavillons construits alors pour les exposants sont toujours là.

Le dessin est de Daniel Collin, ingénieur horticole de la Ville et architecte paysagiste, diplômé de l’École nationale d’horticulture de Versailles en 1934 ; la liste officielle des jardins remarquables cite aussi les paysagistes Jacques Sgard et Allain Provost. L’air du temps s’y lit encore : la Ville rappelle que les toitures, les pavillons et les allées couvertes doivent beaucoup aux Jeux olympiques de Tokyo de 1964. Le parc a gardé sa pinède d’avant, trois hectares de pins noirs et de pins sylvestres.

La suite est une affaire de collections. De 1987 à 2000, le responsable du parc Jean-Pierre Lartigau crée la collection de pélargoniums, celle de bonsaïs et le concours de dahlias ; les jardiniers ont donné son nom à un dahlia à collerette. La Ville récompense les plus beaux dahlias depuis 1988, et la collection, labellisée en 2013 par le Conservatoire des collections végétales spécialisées, dépasse aujourd’hui les 420 variétés.

Ce qu’il faut voir au Parc floral de Paris

  • Le jardin des dahlias et son concours international, jugé à la fin de l’été : en 2026, douze producteurs de sept pays étaient en lice.
  • La collection d’iris, elle aussi labellisée, présentée dans l’ordre chronologique de création, de 1830 à 1960.
  • La pinède de trois hectares, ses rhododendrons, azalées et camélias au printemps, sa collection nationale d’astilbes de juin à septembre.
  • Le chemin de l’évolution, circuit fléché de quelque six cents espèces de la flore d’Île-de-France, où un mètre parcouru vaut un million d’années.
  • La vallée des fleurs, son miroir d’eau et ses compositions qui changent de thème chaque année.
  • Les vingt-huit patios et pavillons : bonsaïs, plantes méditerranéennes, lierres, plantes médicinales, serre tropicale et Maison Paris Nature.

Modalités et infos pratiques

L’entrée est payante d’avril à septembre, 2,80 euros en plein tarif et 1,60 euro en tarif réduit, et gratuite d’octobre à mars ; un abonnement annuel existe. Le parc ouvre à 9 h 30 et ferme à 20 heures en septembre, à 18 h 30 en octobre. Le Jardin des Papillons, installé dans le pavillon 6, a fermé définitivement.

L’été, le parc devient une salle de concert : les Festivals du Parc floral, du 24 juin au 6 septembre en 2026, réunissent le Paris Jazz Festival, Classique au vert et les Pestacles pour les enfants. Les concerts de la journée sont gratuits, ceux du soir payants. Le reste de l’année, la promenade se fait au rythme des floraisons, dahlias en septembre, iris en mai, rhododendrons au printemps.

Le saviez-vous ? Les dahlias passent l’hiver au sec

Chaque automne, après la dernière floraison, les jardiniers déterrent les tubercules de la collection, les entreposent à l’abri du gel et les replantent au printemps suivant. C’est le prix d’une collection qui retrace l’histoire du dahlia depuis son arrivée en Europe, à la fin du XVIIIe siècle, et qui s’enrichit chaque année des nouveautés du concours.

Le parc a aussi été, à sa naissance, un musée de plein air : l’État y a passé commande à des sculpteurs de l’époque. Certaines œuvres y sont toujours, comme la fontaine de François Stahly au-dessus du bassin ; d’autres, signées Calder ou Giacometti, ont rejoint des musées, indique la Ville.

Le Parc floral de Paris est-il payant ?

Oui d’avril à septembre : 2,80 euros en plein tarif, 1,60 euro en tarif réduit, gratuit pour les moins de sept ans. D’octobre à mars, l’entrée est libre.

Quand voir les dahlias du Parc floral ?

De la fin de l’été au début de l’automne, quand le concours international du dahlia est jugé. La collection compte plus de 420 variétés, et les tubercules sont déterrés chaque hiver puis replantés au printemps.

Comment aller au Parc floral de Paris ?

Par le métro 1 jusqu’à Château de Vincennes, puis dix minutes de marche par l’esplanade, ou par les bus 112 et 201 qui s’arrêtent à Pyramide-Parc Floral, devant l’entrée.

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