Le passage du Perron
9 rue de Beaujolais, 75001 Paris
Trente mètres de long, deux mètres soixante-dix de large : le passage du Perron est une respiration plus qu’une voie. Il relie la rue de Beaujolais au jardin du Palais-Royal par un escalier, le perron qui lui donne son nom, et il a pour concierge d’honneur le souvenir de Colette, qui vécut juste au-dessus.
Un raccourci né avec les galeries
Créé en 1784, quand le duc d’Orléans lotit son palais de galeries marchandes, le passage servait d’accès discret au jardin. En 1807, le chroniqueur Louis-Marie Prudhomme le décrit large de moins de huit pieds, garni de douze petites boutiques. Le dix-neuvième siècle lui donne une réputation moins fleurie : dans l’orbite de la Bourse un temps logée au Palais-Royal, le couloir passe pour un repaire d’agioteurs et de trafiquants d’or. Les lieux appartiennent aujourd’hui au domaine national du Palais-Royal, protégé au titre des monuments historiques, classements de 1920 et 1994 puis classement de plein droit du domaine en 2021.
De 1927 à sa mort en 1954, Colette habite au 9 rue de Beaujolais, l’immeuble même du passage, fenêtres sur le jardin. La plaque est sur la façade, et le raccourci du Perron devint son chemin de descente vers les galeries.
Ce qu’il faut voir dans le passage du Perron
- Les portes du passage sous la galerie de Beaujolais, avec la plaque de Colette à main droite.
- Le perron lui-même, l’escalier qui fait tout le programme du lieu.
- Les boutiques minuscules, parmi les plus petites de Paris, logées dans l’épaisseur du bâtiment.
- Le débouché sur le jardin du Palais-Royal, l’un des plus beaux effets de seuil de la ville.
Y aller
Entrée au 9 rue de Beaujolais et par la galerie de Beaujolais, dans le 1er arrondissement ; métro Palais Royal ou Pyramides. Le passage suit les horaires du domaine : les grilles du jardin ferment la nuit. La promenade continue dans le Palais-Royal lui-même, puis vers la galerie Vivienne et la galerie Colbert, à trois minutes.
Le saviez-vous ?
À l’entrée du passage a tenu boutique, plus de trente ans durant, une marchande de boîtes à musique dont le carillon montait jusqu’aux fenêtres de l’étage. L’enseigne est signalée fermée depuis 2025, et le passage a perdu sa bande-son. Restent les pages : Colette a écrit du Palais-Royal en voisine, jusqu’à devenir, immobilisée par l’arthrite, la vigie de son jardin. Quand elle meurt en 1954, la République lui fait des obsèques nationales, à quelques centaines de mètres du perron qu’elle ne descendait plus.
Entre le 9 rue de Beaujolais et la galerie de Beaujolais du Palais-Royal, dans le 1er arrondissement. Un escalier, le perron, lui donne son nom et son accès au jardin.
Colette vécut de 1927 à sa mort en 1954 au 9 rue de Beaujolais, l’immeuble du passage, avec vue sur le jardin du Palais-Royal. Une plaque le rappelle sur la façade.
Il suit les horaires du domaine national du Palais-Royal : libre en journée, fermé la nuit avec les grilles du jardin.
Le carnet continue
Passages couverts
Le passage Basfour
2e arrondissement
La galerie Vivienne
2e arrondissement
La galerie Colbert
2e arrondissement
La cour du Commerce-Saint-André
6e arrondissement
Le passage Lhomme
11e arrondissement
Le village Royal, ancienne cité Berryer
8e arrondissement
Le passage Dauphine
6e arrondissement