Le Violon d’Ingres
135 rue Saint-Dominique, 75007 Paris
Sept jours sur sept, midi et soir. Dans le paysage des étoilés parisiens, Le Violon d’Ingres détonne d’abord par là : pas de jour de fermeture, pas de service unique, une porte ouverte tous les midis et tous les soirs de l’année. Le reste suit la même logique, une cuisine du Sud-Ouest servie dans une salle de brasserie de luxe, distinguée d’une étoile par le guide Michelin.
Où se trouve Le Violon d’Ingres ? Repères sur le plan de Paris
Au 135, rue Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement, du côté du Gros-Caillou. Contrairement à ce qu’on lit parfois, ce n’est pas une adresse de métro : aucune station n’est à moins de trois cent cinquante mètres. L’École-Militaire, sur la ligne 8, est à six cents mètres, le RER C au Pont-de-l’Alma à peu près autant. Les bus 42, 69, 80, 86 et 92 passent en bas.
En revanche, le quartier se marche : le Champ-de-Mars est à cinq minutes, la tour Eiffel à dix, et le restaurant Divellec de l’autre côté de l’esplanade des Invalides.
Une histoire : Le Violon d’Ingres, de Christian Constant à aujourd’hui
Le nom joue sur deux tableaux. L’expression vient d’un objet réel, le violon dont jouait le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres, mort en 1867, et que la tradition dit plus fier de son archet que de ses toiles ; elle s’est répandue au début du XXe siècle pour désigner la passion qu’on pratique à côté de son métier. Et Christian Constant, qui fonde la maison, vient de Montauban, la ville d’Ingres.
Il quitte les cuisines du Crillon pour ouvrir ici son premier restaurant en nom propre. Les sources hésitent entre 1996 et 1997, et l’une d’elles précise qu’il s’est installé dans les murs d’une ancienne enseigne, Le Regain : point à confirmer. La table devient l’une des adresses de la rue Saint-Dominique, que Constant transformera en petite rue à lui, avec les Cocottes et le Café Constant.
En janvier 2019, il passe la main. Le Violon d’Ingres et Les Cocottes vont à Bertrand Bluy, ancien chef pâtissier passé par Taillevent, Le Bristol et Troisgros, par ailleurs propriétaire des Papilles ; le Café Constant part de son côté chez Cyril Lignac. En 2020, Alain Solivérès rejoint Jimmy Tsaramanana en cuisine, et la maison est depuis dirigée à deux têtes, ce que le guide reflète en parlant des chefs au pluriel.
La table : ce qu’on vient manger au Violon d’Ingres
- Le traditionnel millefeuille, crème légère à la vanille, dix-huit euros, le dessert que la maison signe de son nom.
- La noix de ris de veau, servie à l’été 2026 croustillante, avec des ravioles d’aubergine fumée et de la cébette grillée.
- Le pigeon fermier des Landes cuit en feuilleté, sauce salmis.
- Les escalopes de foie gras de canard poêlées, chutney d’abricot au romarin.
- Le rouget barbet façon bouillabaisse, et le blanc de turbot poêlé aux coquillages et gnocchis de sarrasin.
- La tomme fermière de brebis du Béarn, servie avec une gelée de piment d’Espelette.
Le Sud-Ouest est partout dans les provenances : Landes pour le pigeon et le canard, Béarn pour l’agneau et la tomme, Espelette pour le piment. Un avertissement toutefois sur le ris de veau, le plat le plus cité de la maison : le guide et le site du restaurant l’annoncent tous deux au vin jaune, mais la carte de juillet 2026 n’en porte plus trace. C’est elle qui fait foi dans l’assiette.
Modalités et infos pratiques
Le menu du déjeuner est à 58 euros en deux services et 65 euros en trois, servi du lundi au vendredi et jamais les jours fériés. Le menu Violoncelle est à 90 euros, le Dégustation à 170 euros en six services, le Signature à 220 euros en sept. À la carte, les entrées vont de 47 à 65 euros et les plats de 73 à 75 euros, service inclus. Les accords mets et vins se prennent en cinq temps à 80 euros ou en six à 120.
Réserver est vivement conseillé, la maison affiche souvent complet. Et attention au piège du week-end : le restaurant est bien ouvert samedi et dimanche, mais le menu du déjeuner à 58 euros ne l’est pas ; ces jours-là, c’est le Violoncelle à 90 euros qui prend sa place au déjeuner.
Le saviez-vous ? Michelin se contredit sur les prix
Le guide classe la maison en catégorie quatre euros, la plus chère de son échelle, celle où il écrit « faire une folie ». Et il la recommande dans le même temps parmi les restaurants étoilés les moins chers de Paris. Les deux mentions figurent sur la même fiche. L’explication tient au menu du déjeuner, qui reste l’un des rares tickets d’entrée à moins de soixante euros dans un étoilé du 7e arrondissement.
La rue, elle, a changé de nom au moins neuf fois avant de prendre celui des dominicains installés là en 1631 : chemin de la Longue Raye en 1355, chemin des Treilles, chemin Herbu des Moulins à Vents, chemin de l’Oseraie, chemin des Vaches en 1542, chemin des Charbonniers. Elle fut même coupée en deux, de part et d’autre des Invalides, jusqu’à un arrêté du 31 août 1838 qui la rendit d’un seul tenant.
Oui, et c’est sa singularité : la maison ouvre les sept jours de la semaine, midi et soir, de 12 heures à 14 heures et de 18 h 30 à 22 heures. Peu d’étoilés parisiens en font autant.
Le menu du déjeuner est à 58 euros en deux services et 65 euros en trois, du lundi au vendredi hors jours fériés. Le menu Violoncelle est à 90 euros, le Dégustation à 170 euros et le Signature à 220 euros.
De l’expression qui désigne une passion pratiquée à côté de son métier, née du violon que le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres pratiquait. Le fondateur, Christian Constant, est montalbanais comme Ingres.
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