Louis de Funès, pianiste de bar devenu roi
Louis de Funès est né en 1914 à Courbevoie, aux portes de Paris, de parents espagnols, et mort en 1983 à Nantes. Sa carrière est l’une des plus étranges du cinéma français : vingt ans de silhouettes et de figuration, puis, passé la quarantaine, un triomphe si massif qu’il a fait de lui l’acteur le plus vu de France.
Une histoire : le Paris de Louis de Funès
Mauvais élève, renvoyé de partout, il enchaîne les petits métiers avant de trouver le seul qu’il sache faire : le piano. Il joue du jazz dans les bars de Pigalle pendant l’Occupation, la nuit, pour presque rien, et ce sont ces années-là qui lui apprennent le timing, le regard au public, la vitesse. Il entre ensuite au cours Simon et commence à tourner, en 1945, des rôles de trois répliques.
Il en tournera près de cent cinquante avant que quelqu’un ne lui donne le premier rôle. Le déclic arrive en 1964 avec Le Gendarme de Saint-Tropez et Fantômas, puis avec La Grande Vadrouille en 1966, qui restera pendant plus de trente ans le plus grand succès de l’histoire du cinéma en France. Il a cinquante ans et devient, du jour au lendemain, l’acteur que tout le pays imite.
La suite est une machine : L’Aile ou la Cuisse, La Folie des grandeurs, Les Aventures de Rabbi Jacob, un rythme de tournage épuisant, deux infarctus en 1975, un château à restaurer et un jardin où se réfugier. Il est mort à soixante-huit ans, en pleine préparation d’un nouveau film.
Ses lieux
- Les bars de Pigalle, où il joue du piano pendant la guerre pour gagner sa vie.
- Le cours Simon, où il apprend le métier de comédien après trente ans.
- Les studios de Boulogne et de Saint-Maurice, où se fabriquait la comédie française des années soixante.
- Courbevoie, sa ville natale, aux portes immédiates de Paris.
Le saviez-vous ?
Il a tourné plus de cent cinquante films avant d’obtenir un premier rôle, et il disait que cette longue traversée l’avait sauvé : il avait eu le temps de tout apprendre en regardant les autres travailler. Le grand comique français est donc, techniquement, l’un des meilleurs élèves qu’ait eus le cinéma.
À Courbevoie, aux portes de Paris, le 31 juillet 1914, de parents espagnols installés en France.
La Grande Vadrouille, sorti en 1966, longtemps le plus grand succès de l’histoire du cinéma en France avec plus de dix-sept millions de spectateurs.
Il était pianiste de jazz dans les bars de Pigalle, notamment pendant l’Occupation, avant d’entrer au cours Simon et de commencer une carrière de figurant.
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