Simone de Beauvoir est née le 9 janvier 1908 boulevard du Montparnasse et morte le 14 avril 1986 à Paris. Entre les deux, une œuvre qui a changé la manière de penser la condition des femmes, un couple resté célèbre, et une géographie parisienne tenant en une poignée de rues autour de Saint-Germain-des-Prés.
Une histoire : le Paris de Simone de Beauvoir
Famille bourgeoise ruinée, éducation catholique, études brillantes : elle passe l’agrégation de philosophie en 1929 et se classe deuxième, derrière un certain Jean-Paul Sartre. Ils ne se quitteront plus, sans jamais vivre ensemble ni se marier, dans un arrangement qu’ils ont théorisé et que le siècle a commenté sans fin.
Elle enseigne, puis écrit à plein temps. Pendant la guerre, faute de charbon, elle travaille au café de Flore, installée des heures devant un verre, et l’habitude ne la quittera plus. En 1949 paraît Le Deuxième Sexe, dont la phrase d’ouverture du second volume, on ne naît pas femme, on le devient, est devenue l’une des plus citées de la langue française. Le livre fait scandale, se vend à des millions d’exemplaires et fonde une part du féminisme moderne.
Le Goncourt lui est décerné en 1954 pour Les Mandarins. Elle signe le manifeste des trois cent quarante-trois en 1971, milite pour le droit à l’avortement, écrit sur la vieillesse et sur la mort de sa mère. Elle repose au cimetière du Montparnasse, dans la même tombe que Sartre, à quelques centaines de mètres de l’immeuble où elle est née.
Ses adresses
- Le boulevard du Montparnasse, où elle naît en 1908.
- Le café de Flore et les Deux Magots, bureaux de fortune pendant l’Occupation.
- La rue Schoelcher, dans le 14e, où elle a vécu ses dernières décennies.
- Le cimetière du Montparnasse, où sa tombe, partagée avec Sartre, reçoit encore des billets et des tickets de métro déposés par les visiteurs.
- La passerelle Simone-de-Beauvoir, ouverte en 2006 entre Bercy et la Bibliothèque nationale.
Le saviez-vous ?
Elle a écrit une grande partie du Deuxième Sexe dans les cafés parce que son hôtel n’était pas chauffé et que les cafés l’étaient. Le livre le plus influent du féminisme français doit donc quelque chose à la pénurie de charbon, et le café de Flore une part de sa réputation à deux philosophes qui cherchaient surtout à ne pas avoir froid.
À Paris, boulevard du Montparnasse, le 9 janvier 1908, dans une famille bourgeoise en voie de déclassement.
Le Deuxième Sexe, publié en 1949, essai fondateur de la pensée féministe contemporaine. Les Mandarins lui a valu le prix Goncourt en 1954.
Au cimetière du Montparnasse, dans la même tombe que Jean-Paul Sartre.
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