Jean Gabin, le gamin du 9e
Jean Gabin est né le 17 mai 1904 dans le 9e arrondissement de Paris et mort le 15 novembre 1976 à Neuilly-sur-Seine. Fils d’un chanteur de café-concert, il a commencé comme son père, en revue et en opérette, avant de devenir le visage du cinéma français, celui qu’on reconnaît à une casquette, un regard et un silence.
Une histoire : le Paris de Jean Gabin
Le quartier de sa naissance est celui des théâtres et des music-halls, entre les Folies Bergère et les cafés-concerts du faubourg Montmartre. Il y grandit à moitié, l’autre moitié se passant à Mériel, dans le Val-d’Oise, où la famille s’installe. À dix-huit ans, il fait ses débuts aux Folies Bergère, comme figurant.
Le cinéma parlant le sauve. Dans les années trente, avec Julien Duvivier, Marcel Carné, Jean Renoir, il devient l’ouvrier, le déserteur, le gangster fatigué : La Belle Équipe, Pépé le Moko, Quai des brumes, Le jour se lève. Le personnage est toujours le même, un homme qui a déjà perdu et qui le sait. C’est ce que le public d’avant-guerre est venu chercher.
Après la guerre, où il s’engage et se bat dans les chars de la 2e division blindée, il revient, vieillit à l’écran, et devient autre chose : le patron, le notaire, le patriarche des films de Michel Audiard, où sa façon de laisser tomber une réplique fait rire des salles entières. Il tourne jusqu’à la fin, plus de quatre-vingt-quinze films, et ne cesse jamais d’être ce gamin du 9e.
Ses lieux parisiens
- Le 9e arrondissement, où il naît en 1904, quartier des music-halls et des cafés-concerts.
- Les Folies Bergère, rue Richer, où il débute comme figurant puis comme chanteur.
- Les studios de Billancourt et de Joinville, où s’est tourné l’essentiel du cinéma français de son époque.
Le saviez-vous ?
Engagé en 1943 dans les Forces navales françaises libres, il rejoint la 2e division blindée à l’automne 1944, quand Paris est déjà libéré. Chef de char du Souffleur II sous son vrai nom de Jean Moncorgé, il se bat dans les Vosges, à Royan, puis jusqu’à Berchtesgaden. Démobilisé en juillet 1945, il refuse de rester pour le défilé et regarde passer son ancien char depuis un balcon du Claridge, sur les Champs-Élysées.
Dans le 9e arrondissement de Paris, le 17 mai 1904. Son vrai nom était Jean Moncorgé et son père chantait dans les cafés-concerts.
Pépé le Moko, La Belle Équipe, Quai des brumes, Le jour se lève avant-guerre, puis Touchez pas au grisbi, Le Président ou Le Clan des Siciliens, sur plus de quatre-vingt-quinze films.
Oui. Engagé en 1943 dans les Forces navales françaises libres, il a servi comme chef de char dans la 2e division blindée du général Leclerc, des Vosges à Berchtesgaden.
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