Willy Ronis est né à Paris en 1910 et mort dans la même ville en 2009, à quatre-vingt-dix-neuf ans. Fils d’un photographe juif d’Odessa réfugié en France, il a photographié pendant soixante-dix ans les gens de sa ville, avec une constance politique et une douceur qui ne se contredisaient jamais.
Une histoire : Willy Ronis et les siens
Il voulait être musicien. La maladie de son père l’oblige à reprendre le studio familial, qu’il finit par vendre pour devenir reporter indépendant en 1936, l’année des grèves et du Front populaire. Il photographie les usines occupées, les manifestations, les meetings, et prend sa carte à la CGT : ses images d’ouvriers ne sont pas du pittoresque, elles sont un engagement.
Après la guerre, il travaille pour Life, entre à l’agence Rapho et publie Belleville-Ménilmontant en 1954, livre qui fixe l’image d’un Paris populaire en train de disparaître. Ses photographies les plus connues sont pourtant des scènes d’intimité : sa femme nue devant une cuvette dans une maison de Provence, un couple qui s’embrasse place de la Bastille, un enfant qui court avec une baguette.
Il a donné ses archives à l’État en 1983, continué de photographier jusqu’à la fin, et reçu de son vivant les honneurs que la France réserve d’habitude aux morts. La Ville de Paris a donné son nom au belvédère du parc de Belleville, qui domine la ville d’où il est parti.
Son Paris
- Belleville et Ménilmontant, quartiers de son livre le plus célèbre, publié en 1954.
- Le belvédère Willy-Ronis, dans le parc de Belleville, l’un des plus beaux points de vue gratuits sur Paris.
- La place de la Bastille, où il photographie en 1957 des amoureux dont personne n’a jamais su les noms.
- Les usines de la banlieue nord et est, qu’il a photographiées en militant autant qu’en artiste.
Le saviez-vous ?
Il a passé une partie de sa vie à refuser la nostalgie qu’on projetait sur ses images. Quand on lui parlait du bon vieux temps de Belleville, il rappelait que ses personnages vivaient dans des logements sans eau et travaillaient soixante heures par semaine. Ses photographies sont douces, disait-il, parce que les gens étaient beaux, pas parce que la vie était facile.
À Paris, en 1910, dans une famille de photographes : son père, juif d’Odessa, tenait un studio dans la capitale.
Le Nu provençal, Les Amoureux de la Bastille, Le Petit Parisien, et l’ensemble du livre Belleville-Ménilmontant publié en 1954.
Dans le parc de Belleville, dans le 20e arrondissement de Paris. C’est l’un des plus beaux panoramas gratuits de la capitale.
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