Gaya par Pierre Gagnaire
6 rue de Saint-Simon, 75007 Paris
Pierre Gagnaire y a posé sa cuisine de bord de mer. Gaya sert le poisson, le coquillage et le crustacé au 6 de la rue de Saint-Simon, dans une salle de soixante couverts, avec une étoile au guide Michelin. Soixante places, deux salons privés, un voiturier : c’est une adresse de quartier qui joue dans la cour des grands, et la seule de ce lot que le guide classe trois euros et non quatre.
Où se trouve Gaya ? Repères sur le plan de Paris
Dans le 7e arrondissement, quartier Saint-Thomas-d’Aquin, entre le boulevard Saint-Germain et la rue de Grenelle. La rue fait cent quarante-sept mètres, et deux stations de la ligne 12 l’encadrent, Rue-du-Bac et Solférino, toutes deux à moins de trois cent cinquante mètres. Bus 63, 68, 69, 83, 84, 87 et 94.
Un mot sur le nom de la voie : c’est « rue de Saint-Simon », avec la préposition, en mémoire du mémorialiste Louis de Rouvroy, qui avait son hôtel dans le voisinage. La forme « rue Saint-Simon » est fautive, même si elle court partout. Le musée d’Orsay est à dix minutes, le musée Rodin à un quart d’heure.
Une histoire : Gaya, de la rue du Bac à la rue de Saint-Simon
La maison naît en 2005 au 44, rue du Bac, dans un décor signé Christian Ghion. Elle y reste treize ans. Fin octobre 2018, elle traverse le quartier et s’installe au 6, rue de Saint-Simon, dans les murs d’une institution disparue : La Ferme Saint-Simon, que la presse gastronomique fait remonter à 1933. L’ancienne adresse ne reste pas vide longtemps, Piero TT, la trattoria du même chef, s’y installe début janvier 2019.
Ce déménagement a une conséquence qu’on oublie souvent : l’étoile de Gaya n’a pas été gagnée rue du Bac. Elle arrive au millésime 2021 du guide, dévoilé le 18 janvier de cette année-là, aux côtés de Shabour, Pantagruel, Trente-Trois, Oxte et MoSuke. Elle a donc été décrochée dans la salle actuelle, deux ans et trois mois après l’emménagement.
Pierre Gagnaire signe la maison, comme il signe une bonne partie du 7e arrondissement et quelques tables de par le monde. Le guide Michelin lui a remis en 2026 son prix de Chef Mentor. Sa marque ici tient en une idée simple, presque dépouillée chez un cuisinier réputé pour sa complexité : la mer, le produit, et peu d’intermédiaires.
La table : ce qu’on vient manger chez Gaya
- Les huîtres, servies en deux maisons, Legris et David Hervé, nature ou en dentelles de seigle au beurre d’algues.
- La tarte de maquereau Alain Chapel, tomates, épinards et beurre d’anchois, hommage à un maître disparu.
- Le saint-pierre cuit entier au four, matignon de légumes lié d’un beurre nantais, pour deux personnes.
- La sole de ligne meunière, mange-tout, champignons rosés et pilaf de basmati.
- Le menu homard bleu en trois temps, cannelloni transparent, crème de corail, puis la queue en deux services.
- Et pour finir, la tablette de chocolat Pierre Gagnaire, ou les Trois Simone à la réglisse Amarelli.
Un avertissement utile : les quatre plats que le guide Michelin met en avant sur sa fiche, du carpaccio de dorade à la tarte aux pommes au coquelicot, ne figurent plus sur la carte de la rentrée 2026. C’est une table qui suit la marée et la saison plus qu’un répertoire fixe, et sa carte imprimée reste la seule source à jour.
Modalités et infos pratiques
Ouvert du mardi au samedi, fermé dimanche et lundi ; déjeuner de 12 heures à 14 h 30, dîner de 19 heures à 23 heures. Le guide annonce un samedi midi prolongé jusqu’à 15 heures, la maison s’en tient à 14 h 30 : un détail à confirmer au téléphone. Le voiturier est gratuit, la réservation se prend par téléphone, par courriel ou en ligne.
Soixante places assises, jusqu’à quatre-vingts en cocktail, deux salons privés de six à seize convives et une privatisation complète possible. Le déjeuner du jour, entre 66 et 76 euros, reste la façon la plus mesurée de faire connaissance avec la maison.
Le saviez-vous ? Il existe trois Gaya
Le nom circule sous trois formes et les moteurs de recherche les mélangent allègrement. Il y a Gaya, rue de Saint-Simon, l’étoilé dont il est question ici. Il y a la société Gaya Rive Gauche, immatriculée en 2005, toujours active à l’adresse de la rue du Bac que le restaurant a quittée. Et il y a un troisième Gaya, à Châtelaillon-Plage, en Charente-Maritime, avec le même chef et la même idée de cuisine de bord de mer.
La rue, elle, a mis un demi-siècle à naître. Une ordonnance de 1823 en décide l’ouverture sur neuf mètres soixante-quinze de large ; le tronçon qui rejoint le boulevard Saint-Germain n’est percé qu’en 1877, et le nom du duc de Saint-Simon n’est attribué que par arrêté du 16 août 1879. Avant cela, on disait rue de la Visitation, ou passage Sainte-Marie, du nom des religieuses voisines.
Au 6, rue de Saint-Simon, dans le 7e arrondissement, depuis la fin octobre 2018. Il occupait auparavant le 44, rue du Bac, adresse reprise début 2019 par Piero TT, la trattoria du même chef.
Une étoile au guide Michelin, obtenue au millésime 2021 dévoilé le 18 janvier de cette année-là, et conservée depuis. Elle a donc été décrochée rue de Saint-Simon, et non à l’ancienne adresse.
Le déjeuner du jour va de 66 à 76 euros selon le nombre de services. À la carte, les entrées vont de 28 à 45 euros et les plats de 40 à 122 euros. Le menu homard est à 170 euros.
Le carnet continue





