La rue du Dragon a vu passer des siècles d’encre ; elle accueille désormais la crème de la caféine. Base, ouvert à la rentrée dans cette venelle de Saint-Germain-des-Prés, joue la partition du coffee shop essentiel : lattes tirés au cordeau, matchas glacés d’un vert de jade, brownies et cakes maison, servis sur des tabourets de métal posés au soleil ou dans la petite salle boisée.
Le nom dit le programme : revenir à la base, un bon grain, un bon lait, un geste juste, sans prétention ni surenchère. La faune du quartier, éditeurs, étudiants des Beaux-Arts et clients des boutiques de mode voisines, a immédiatement trouvé son rythme entre deux rendez-vous.
Où se trouve Base dans Paris
Le comptoir se glisse dans la rue du Dragon, dans le 6e arrondissement, à deux minutes de la cour de Ralph’s et à quatre du café de Flore. L’adresse est épinglée sur notre carte de Paris.
La rue du Dragon, une venelle qui a des lettres
Baptisée d’après une enseigne au dragon du XVIIe siècle, la rue fut celle des artisans puis des écrivains : Victor Hugo y logea à dix-neuf ans, dans une mansarde qu’une plaque signale toujours, et les existentialistes la traversaient pour rejoindre leurs cafés du boulevard. Qu’un comptoir à espresso s’y installe est dans l’ordre des choses : Saint-Germain a toujours carburé aux boissons noires et aux conversations longues. Base y ajoute la douceur des cannelés d’aujourd’hui, brownies fondants et cakes du jour.
Le conseil d’initié : le matcha glacé de l’après-midi sur le tabouret le plus ensoleillé, en regardant la rue vivre comme au spectacle.
Ce qu’il faut goûter chez Base
- Le latte, tiré sur un grain choisi
- Le matcha glacé, vert de jade
- Le brownie maison, fondant au centre
- Le cake du jour, changé selon l’humeur
Y aller
Base, rue du Dragon, 75006 Paris. Métro Saint-Germain-des-Prés ou Sèvres-Babylone. Ouvert du matin à la fin d’après-midi. Comptez de 4 à 9 €.
Un comptoir essentiel de Saint-Germain-des-Prés : bons grains, matchas glacés et pâtisseries maison, sur tabourets au soleil de la rue du Dragon.
Pour son passé littéraire : Victor Hugo y logea à dix-neuf ans, et la venelle nourrit depuis toujours les cafés de Saint-Germain.
Un latte ou un matcha glacé, accompagné du brownie ou du cake du jour, avant qu’ils ne partent.
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