Édouard Boubat est né à Paris en 1923, à Montmartre, et mort dans la même ville en 1999. Il a photographié pendant cinquante ans des gens qui ne se battaient pas, dans un siècle qui ne faisait que cela, et Jacques Prévert lui a trouvé le titre qui lui allait le mieux : correspondant de paix.
Une histoire : Édouard Boubat et la petite fille aux feuilles
Formé à l’école Estienne, il travaille d’abord dans la photogravure. En 1946, revenu d’Allemagne où l’avait envoyé le service du travail obligatoire, il prend au jardin du Luxembourg l’image qui le lance : une petite fille de dos, parée de feuilles mortes, dans une allée du jardin. La photographie reçoit le prix Kodak en 1947 et ne l’a plus quitté.
Il entre ensuite au magazine Réalités, qui l’envoie pendant plus de quinze ans aux quatre coins du monde, puis travaille en indépendant. Son sujet ne change pas : la lumière sur un visage, une femme qui lit, un enfant qui joue, un couple dans un parc. Là où ses contemporains cherchaient l’événement, il cherchait l’instant ordinaire.
Son Paris
- Le jardin du Luxembourg, où il prend en 1946 la photographie de la petite fille aux feuilles mortes.
- Montmartre, où il naît en 1923.
- Les parcs et les jardins parisiens en général, son atelier à ciel ouvert.
- Les bureaux du magazine Réalités, qui lui donnent le monde entier comme terrain pendant plus de quinze ans.
Le saviez-vous ?
Neuf ans après la petite fille du Luxembourg, Boubat est à New York sans y être : en 1955, Edward Steichen le retient parmi les photographes de The Family of Man, l’exposition du Museum of Modern Art qui fera ensuite le tour du monde. Le correspondant de paix trouvait là son public naturel.
Un photographe français né à Paris en 1923 et mort en 1999, célèbre pour ses images lumineuses et paisibles, publiées notamment par le magazine Réalités.
La petite fille aux feuilles mortes, prise au jardin du Luxembourg en 1946, qui lui a valu le prix Kodak l’année suivante.
La formule est de Jacques Prévert, par opposition aux correspondants de guerre : Boubat photographiait la douceur quand ses contemporains couvraient les conflits.
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