Le Jules Verne occupe le deuxième étage de la tour Eiffel, à cent vingt-cinq mètres au-dessus du Champ-de-Mars. On y monte par un ascenseur privé installé dans le pilier sud, ce qui épargne les files d’attente, et l’on y dîne dans une salle dont les baies donnent directement sur la charpente de fer, cette dentelle de poutrelles rivetées que personne ne voit d’aussi près.
Une histoire : le Jules Verne et la tour
La tour a toujours eu des restaurants. Dès 1889, quatre pavillons occupent le premier étage, dont un restaurant russe et une brasserie alsacienne, et l’on y sert des milliers de couverts pendant l’Exposition universelle. Le deuxième étage, lui, abritait l’imprimerie du Figaro, qui publiait un journal rédigé et composé en altitude.
Le restaurant gastronomique actuel s’installe à la fin du XXe siècle, avec son ascenseur privatif et son décor sombre pensé pour que rien ne concurrence la vue. Le designer Patrick Jouin le redessine dans les années deux mille : matériaux mats, lignes courbes qui reprennent les arcs de la structure, éclairage bas. Depuis la fin des années 2010, la cuisine est confiée à un chef triplement étoilé, et la table figure parmi les plus difficiles à réserver de la capitale.
La particularité du lieu tient à sa contrainte : tout monte par ascenseur, les produits, le personnel, les déchets, et la cuisine tient dans un volume calculé au centimètre. On y travaille comme sur un bateau, et le service se règle sur les mouvements de l’ascenseur plutôt que sur ceux de la salle.
Ce qu’il faut savoir
- L’entrée se fait par le pilier sud, avec un ascenseur réservé aux clients : on ne fait pas la queue avec les visiteurs.
- La salle est orientée vers l’ouest et le Trocadéro, ce qui donne le meilleur coucher de soleil assis de Paris.
- Les baies encadrent volontairement la structure : la vue est autant celle de la ville que celle du fer.
- Réserver plusieurs semaines à l’avance est la règle, surtout pour le dîner.
En pratique
Pilier sud de la tour Eiffel, Champ-de-Mars, dans le 7e arrondissement. Pour la version populaire et gratuite du même quartier, il y a la Fontaine de Mars, rue Saint-Dominique, et pour l’histoire complète du monument, notre tour Eiffel en chiffres.
Le saviez-vous ?
Au deuxième étage, en 1889, Le Figaro imprimait une édition spéciale vendue aux visiteurs, composée et tirée sur place. Les clients d’aujourd’hui dînent donc à l’emplacement d’une imprimerie, ce qui explique la solidité inhabituelle des planchers.
Au deuxième étage de la tour Eiffel, à cent vingt-cinq mètres de hauteur, avec un ascenseur privé dans le pilier sud réservé aux clients.
Non, l’accès se fait par l’ascenseur privé du pilier sud, sur présentation de la réservation.
Oui, dès 1889 : quatre pavillons occupaient le premier étage, dont un restaurant russe. Le deuxième étage abritait alors l’imprimerie du Figaro.
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