Catherine Deneuve, née dans le 17e
Catherine Deneuve est née le 22 octobre 1943 dans le 17e arrondissement de Paris, dans une famille de comédiens : un père acteur et doubleur, une mère comédienne, une sœur aînée, Françoise Dorléac, qui sera actrice avant elle. Elle n’a pour ainsi dire jamais quitté la ville, et c’est peut-être ce qui donne à sa filmographie cette allure de plan de Paris.
Une histoire : le Paris de Catherine Deneuve
Elle débute à treize ans, en 1957, dans Les Collégiennes, puis rencontre Jacques Demy, qui lui donne en 1964 Les Parapluies de Cherbourg et, trois ans plus tard, Les Demoiselles de Rochefort, où elle danse avec sa sœur. Suivent Buñuel, qui en fait la bourgeoise trouble de Belle de jour, Polanski, Truffaut, Téchiné, Varda. Elle tourne avec presque tous les grands noms du cinéma européen sans jamais se laisser enfermer dans un emploi.
Le reste appartient à Paris. Les studios de Boulogne et de Billancourt d’abord, puis les tournages en décors réels qui ont fait son époque : les quais, les escaliers d’immeubles, les cafés du 6e. Elle a habité la rive gauche pendant des décennies, participé à tous les combats de la vie intellectuelle parisienne, signé des manifestes, et gardé cette manière très française de considérer que le métier d’actrice n’oblige à rien d’autre qu’à bien travailler.
Ses films parisiens
- Les Parapluies de Cherbourg (1964) et Les Demoiselles de Rochefort (1967), de Jacques Demy, où elle chante et danse avec sa sœur Françoise Dorléac.
- Belle de jour (1967), de Luis Buñuel, dont l’appartement bourgeois est l’un des décors les plus parisiens du cinéma.
- Le Dernier Métro (1980), de François Truffaut, dont l’action se déroule dans un théâtre parisien sous l’Occupation.
- Place Vendôme (1998), où elle promène son personnage dans le quartier des joailliers, à deux pas de la colonne Vendôme.
Le saviez-vous ?
Elle a été, elle aussi, le visage de Marianne, à la suite de Brigitte Bardot. Deux actrices nées à Paris, à neuf ans d’intervalle, ont donc toutes deux prêté leurs traits à la République. La coïncidence dit assez ce que le cinéma français doit à une poignée de Parisiennes des années soixante.
À Paris, dans le 17e arrondissement, le 22 octobre 1943, dans une famille de comédiens.
Oui. Françoise Dorléac était sa sœur aînée, née en 1942 et morte dans un accident de voiture en 1967. Elles ont tourné ensemble Les Demoiselles de Rochefort.
Les Parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort, Belle de jour, Le Dernier Métro, Indochine, parmi plus de cent trente films.
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