Romy Schneider, Parisienne par décision
Romy Schneider est née à Vienne en 1938 et morte à Paris le 29 mai 1982, dans son appartement du 7e arrondissement. Elle n’était donc pas parisienne de naissance : elle l’est devenue par décision, en quittant l’Autriche, les studios allemands et le personnage de Sissi qui menaçait de l’enfermer à vie dans des crinolines.
Une histoire : Romy Schneider et Paris
Tout bascule en 1958. Elle n’a pas vingt ans, elle tourne Christine, et rencontre Alain Delon. Elle s’installe à Paris, apprend le français, joue au théâtre sous la direction de Luchino Visconti, et se heurte à une presse allemande qui ne lui pardonne pas d’être partie. Le cinéma français, lui, met du temps à comprendre ce qu’il tient.
Il le comprend en 1969 avec La Piscine, de Jacques Deray, puis avec Les Choses de la vie de Claude Sautet, qui lui donne son emploi définitif : une femme adulte, libre, blessée, filmée sans complaisance. Sautet la dirigera cinq fois. Suivent Le Train, Une histoire simple, L’Important c’est d’aimer d’Andrzej Żuławski, et deux Césars.
La fin est terrible : la mort accidentelle de son fils David en 1981, puis la sienne, à quarante-trois ans, dans son appartement de la rue Barbet-de-Jouy. Le prix Romy-Schneider, créé après sa mort, récompense chaque année une jeune actrice.
Ses lieux parisiens
- Le 7e arrondissement, où elle a vécu et où elle est morte en 1982.
- Le Théâtre de Paris, rue Blanche, où Visconti la met en scène en 1961 face à Alain Delon.
- Les décors de Sautet : appartements haussmanniens, cafés, trottoirs, ce Paris des années soixante-dix filmé sans folklore.
- Le cimetière de Boissy-sans-Avoir, dans les Yvelines, où elle repose près de son fils.
Le saviez-vous ?
Elle avait tourné Sissi trois fois et refusé le quatrième épisode, malgré une somme considérable. Ce refus, à vingt ans, a défini toute sa carrière : elle a passé le reste de sa vie à jouer des femmes que personne n’aurait confiées à l’impératrice d’Autriche.
Elle est née à Vienne en 1938, mais s’est installée à Paris en 1958 et y est morte en 1982, dans son appartement de la rue Barbet-de-Jouy.
La Piscine, Les Choses de la vie, César et Rosalie, Une histoire simple, L’Important c’est d’aimer, Le Vieux Fusil, parmi d’autres.
Un prix créé après sa mort qui récompense chaque année une jeune actrice française prometteuse. Il a pour pendant masculin le prix Patrick-Dewaere.
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