Jeanne Moreau, du 10e à la Nouvelle Vague
Jeanne Moreau est née le 23 janvier 1928 dans le 10e arrondissement de Paris et morte le 31 juillet 2017 dans le 8e, à quelques kilomètres de là. Fille d’un restaurateur français et d’une danseuse anglaise des Folies Bergère, elle a tourné plus de cent trente films et chanté, d’une voix qui ne ressemblait à aucune autre, quelques chansons devenues inséparables du cinéma français.
Une histoire : le Paris de Jeanne Moreau
Le 10e de son enfance est celui des gares et des cafés, un quartier populaire où l’on ne destinait pas les filles au théâtre. Elle entre pourtant au Conservatoire, puis à la Comédie-Française à vingt ans, la plus jeune pensionnaire de son temps. Le théâtre lui donne le métier, le cinéma lui donnera le reste.
Le basculement a lieu en 1958 avec Ascenseur pour l’échafaud, de Louis Malle, où elle marche la nuit sur les Champs-Élysées éclairée par les seules vitrines, avec la trompette de Miles Davis pour musique. Deux minutes de cinéma suffisent à changer une actrice de théâtre en visage de la modernité. Suivent Les Amants, Jules et Jim de Truffaut, Le Journal d’une femme de chambre de Buñuel, Eva de Losey, et l’Europe entière se l’arrache.
Elle a chanté Le Tourbillon de la vie dans Jules et Jim, réalisé elle-même deux longs métrages, présidé le jury de Cannes, joué jusqu’à plus de quatre-vingts ans, et refusé jusqu’au bout l’idée que vieillir soit un sujet.
Ses lieux
- Le 10e arrondissement, où elle naît en 1928, entre la gare de l’Est et les faubourgs.
- Les Folies Bergère, où sa mère dansait avant de se marier.
- La Comédie-Française, salle Richelieu, où elle entre à vingt ans.
- Les Champs-Élysées de nuit, décor de la séquence la plus célèbre d’Ascenseur pour l’échafaud.
Le saviez-vous ?
La séquence nocturne d’Ascenseur pour l’échafaud a été tournée sans éclairage, à la seule lumière des vitrines des Champs-Élysées, avec une pellicule que Louis Malle avait fait pousser au développement. Les techniciens juraient que ce serait illisible. C’est devenu le plan le plus copié du cinéma français.
Dans le 10e arrondissement de Paris, le 23 janvier 1928, d’un père restaurateur et d’une mère danseuse anglaise aux Folies Bergère.
Jules et Jim, de François Truffaut (1962), où elle chante Le Tourbillon de la vie. Ascenseur pour l’échafaud, de Louis Malle (1958), avait lancé sa carrière au cinéma.
Oui, elle y entre à vingt ans, en devenant la plus jeune pensionnaire de la maison à cette époque, avant de se consacrer au cinéma.
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