Née à Philadelphie le 12 novembre 1929, morte à Monaco le 14 septembre 1982, Grace Kelly est américaine de naissance et monégasque par mariage. Paris traverse pourtant toute sa vie : une médaille d’or olympique dans la famille, un sac du faubourg Saint-Honoré qui porte son nom, un couturier de l’avenue Montaigne, et un dernier voyage qu’elle préparait pour sa fille.
Une histoire : Grace Kelly, une Américaine à l’accent parisien
Tout commence avant elle. En 1924, son père, Jack Kelly, briqueteur devenu entrepreneur, gagne à Paris le deux de couple d’aviron aux Jeux olympiques, avec son cousin Paul Costello. C’est sa troisième médaille d’or, après les deux de 1920 : il devient le premier rameur triple champion olympique.
Sa fille, elle, conquiert Hollywood. Le crime était presque parfait, Fenêtre sur cour et La Main au collet font d’elle l’actrice fétiche d’Alfred Hitchcock, et elle remporte en 1955 l’Oscar de la meilleure actrice pour Une fille de la province. En 1954, pour La Main au collet, Hitchcock suggère à sa costumière Edith Head d’aller à Paris, chez Hermès, avec la jeune femme : elles y achètent les accessoires du film, et Grace Kelly commande plusieurs sacs.
En 1955, pendant le Festival de Cannes, elle séjourne au Carlton et rencontre le prince Rainier III lors d’une séance photo organisée par Paris Match. Le mariage civil a lieu le 18 avril 1956, le mariage religieux le lendemain, dans la cathédrale de Monaco. Grace Kelly arrête le cinéma à vingt-six ans.
Paris, dans ses armoires
- Le sac Hermès, un « petit sac pour dames à courroies » lancé dans les années 1930 : en 1956, une photographie parue dans Life la montre le tenant devant elle pour cacher sa grossesse, et la maison le rebaptise sac Kelly à la fin des années 1950.
- La boutique historique d’Hermès, au 24 rue du Faubourg-Saint-Honoré, où la maison est installée depuis 1880.
- Marc Bohan, directeur artistique de la maison Dior, son couturier de prédilection une fois devenue princesse.
- Hubert de Givenchy, qui la compte parmi ses clientes fidèles.
Le dernier voyage
Le 13 septembre 1982, la princesse quitte la résidence de Roc Agel, à La Turbie, au volant de sa Rover, pour conduire sa fille Stéphanie, dix-sept ans, à l’aéroport de Nice. De là, Stéphanie doit s’envoler pour Paris, où Marc Bohan l’attend pour un stage dans l’atelier de stylisme de la maison Dior. La voiture sort de la route entre La Turbie et Monaco. Grace Kelly meurt le lendemain. Les robes de Dior se voient aujourd’hui à la Galerie Dior, avenue Montaigne.
Le saviez-vous ?
La photographie de cet article a été prise le 16 septembre 1972 à la Floriade d’Amsterdam, où la princesse baptise un lis. Les fleurs sont restées sa passion : en 1980, elle publie avec Gwen Robyns My Book of Flowers, consacré à l’art des fleurs séchées et des compositions. Une rose hybride porte le nom de Princesse de Monaco, et depuis 1984 une roseraie de quatre mille rosiers lui est dédiée dans le quartier de Fontvieille.
Son père a gagné l’or olympique à Paris en 1924, elle a découvert Hermès à Paris en 1954, le sac Kelly porte son nom, et elle était fidèle au couturier Marc Bohan, de la maison Dior.
Parce qu’une photographie de 1956, publiée dans Life, montre Grace Kelly cachant sa grossesse derrière ce sac. Hermès le rebaptise sac Kelly à la fin des années 1950.
À Monaco, au palais princier, le 6 mai 1955, lors d’une séance photo organisée par Paris Match pendant le Festival de Cannes.
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