Alain Delon, le Parisien de Sceaux
Alain Delon est né le 8 novembre 1935 à Sceaux, aux portes de Paris, et mort le 18 août 2024 dans le Loiret. Il n’est donc pas parisien de naissance, mais aucun acteur n’a autant filmé cette ville de nuit : les quais luisants, les cafés fermés, les commissariats, les appartements vides où son personnage attend on ne sait quoi.
Une histoire : le Paris d’Alain Delon
L’enfance est chahutée, l’école aussi. Il s’engage à dix-sept ans, part en Indochine, revient, fait mille métiers, décharge des cageots aux Halles, sert dans des cafés. Le cinéma le remarque pour son physique, et René Clément lui donne en 1960 Plein Soleil, qui en fait immédiatement une vedette européenne.
Sa grande période parisienne commence avec Jean-Pierre Melville. Le Samouraï, en 1967, installe le personnage définitif : un tueur en imperméable et chapeau, qui ne parle presque pas, traverse le métro parisien, entre dans une boîte de nuit, ressort. Le Cercle rouge et Un flic prolongent ce Paris de pluie et de néons que le monde entier a pris pour la France.
Il produit ses films, choisit ses rôles, se brouille avec la moitié de la profession et travaille jusqu’à un âge avancé. Son dernier grand rôle date de 2008, et ses apparitions publiques, rares, étaient devenues des événements nationaux.
Ses décors parisiens
- Le métro parisien du Samouraï, filmé par Melville comme un labyrinthe de couloirs blancs.
- Les anciennes Halles, où il a travaillé avant d’être acteur et qui ont disparu depuis, remplacées par un jardin et une canopée.
- Les quais et les ponts de la Seine, décors permanents du polar français des années soixante.
- Les boîtes de nuit des Champs-Élysées, où se tournaient les scènes que l’on croyait documentaires.
Le saviez-vous ?
Le Samouraï s’ouvre sur une citation du Bushido que Melville avait entièrement inventée. Personne ne s’en est aperçu pendant des années, et la phrase est aujourd’hui citée comme un authentique proverbe japonais. C’est la plus belle définition du cinéma de Melville : un décor vrai, une ville vraie, et au milieu une fiction parfaitement fausse.
Il est né à Sceaux, aux portes de Paris, le 8 novembre 1935, et non dans la capitale. Mais l’essentiel de ses films les plus célèbres se déroule à Paris.
Le Samouraï, Le Cercle rouge et Un flic de Jean-Pierre Melville, ainsi que Mélodie en sous-sol, Borsalino ou Monsieur Klein.
Plein Soleil, de René Clément, sorti en 1960, adaptation du roman de Patricia Highsmith, qui en fait une vedette internationale.
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