Barbara est née Monique Serf le 9 juin 1930 au 6 rue Brochant, dans le 17e arrondissement, et a passé ses premières années aux Batignolles, avec ses parents Jacques Serf et Esther Brodsky. Elle est morte en 1997 à Neuilly, après avoir écrit quelques-unes des chansons les plus tenues de la langue française.
Une histoire : Barbara, des Batignolles à l’Écluse
Le quartier de son enfance est celui des employés et des cheminots, autour du square des Batignolles et de la gare Saint-Lazare. La guerre disperse la famille, juive, qui fuit de cachette en cachette, à Saint-Marcellin puis dans le Vercors. Cette enfance-là, et le secret familial qu’elle révélera dans une chanson inachevée, expliquent beaucoup de sa gravité.
Après la guerre, elle veut chanter, entre à l’École normale de musique, part à Bruxelles, revient, chante Brassens et Brel dans des cabarets pour presque rien. Sa maison sera l’Écluse, petite salle du quai des Grands-Augustins où elle tient l’affiche de 1958 à 1964 devant quatre-vingts personnes par soir, et où elle passe de l’interprétation à l’écriture.
Le reste tient en quelques titres : Nantes en 1964, Göttingen la même année, chanson de réconciliation franco-allemande écrite par une femme dont la famille avait fui les nazis, puis L’Aigle noir, Une petite cantate, Ma plus belle histoire d’amour, Le Mal de vivre. Elle remplit l’Olympia et le Châtelet, refuse la télévision autant qu’elle le peut, et finit sa vie à Précy-sur-Marne, dans une maison où elle recevait peu.
Ses lieux parisiens
- Le 6 rue Brochant, dans le 17e, où elle naît en 1930.
- Le square des Batignolles, jardin de son enfance, avec sa rivière artificielle et son kiosque.
- L’Écluse, quai des Grands-Augustins, cabaret de quatre-vingts places où elle s’est fabriquée.
- L’Olympia et le théâtre du Châtelet, où elle a donné ses concerts les plus célèbres.
- Le cimetière de Bagneux, où elle repose.
Le saviez-vous ?
Göttingen a été écrite en 1964 dans la ville allemande du même nom, où elle ne voulait pas chanter et où elle avait accepté d’aller à contrecœur. Le piano promis n’était pas là, les étudiants en ont trouvé un chez une vieille dame et l’ont porté à bras jusqu’à la salle. Elle a écrit la chanson le soir même dans le jardin du théâtre. Le chancelier Schröder la citera quarante ans plus tard comme un acte fondateur de la réconciliation.
Au 6 rue Brochant, dans le 17e arrondissement de Paris, le 9 juin 1930. Son vrai nom était Monique Serf.
Un cabaret d’environ quatre-vingts places, quai des Grands-Augustins, où Barbara a chanté de 1958 à 1964 et où elle est passée de l’interprétation à l’écriture.
Après un concert en 1964 dans cette ville allemande, où des étudiants avaient porté un piano à bras pour qu’elle puisse jouer. La chanson est devenue un symbole de la réconciliation franco-allemande.
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